David Savard «prêt à n’importe quoi pour l’équipe»

Jonathan Bernier
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BUFFALO | Qu’on soit en finale de la coupe Stanley ou simplement au cinquième match de la saison, David Savard ne connaît qu’une seule façon de jouer. On a eu un autre exemple de son dévouement, lundi soir, en troisième période du match contre les Sabres.
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Sur la même séquence, alors que le Tricolore se débrouillait à court d’un homme, le défenseur a bloqué coup sur coup deux tirs sur réception de Tage Thompson. Le premier l’a tellement fait souffrir à la main gauche qu’il en a perdu son bâton, alors que le second a carrément fait exploser la lame de son patin droit. Devant l’incapacité de ses coéquipiers de dégager la rondelle, il a fait tout en son possible pour demeurer impliqué dans le jeu.
«Savvy est prêt à faire n’importe quoi pour aider l’équipe», l’a louangé Martin St-Louis au terme de cette victoire de 3 à 1.
À ce moment, le Tricolore tentait de conserver une mince priorité d’un but. Néanmoins, sa mésaventure a déridé ses coéquipiers.
«C’était difficile de ne pas rire de la situation dans laquelle il était, a lancé St-Louis, tout de même rempli d’admiration. Il a bloqué un gros lancer, s’est fait mal, en a bloqué un autre, a perdu sa lame. Malgré tout, il voulait essayer de bloquer le prochain, de faire ce qu’il pouvait.»
Savard a fini par être en mesure de quitter la patinoire après quoi il s’est immédiatement dirigé au vestiaire. Puisqu’il n’était pas disponible pour parler aux médias après la rencontre, on devine que sa main devait être mal en point.
«Il se fait évaluer. Je n’ai aucune idée», a soutenu l’entraîneur du Canadien.
Un dur de dur
Dans cette victoire, Jake Allen a bloqué 36 tirs. Ce qui ne l’a pas empêché de souligner le travail de Savard, possiblement son principal complice, dont la soirée de travail s’est terminée après cinq tirs bloqués.
«C’est difficile de mettre en mots tout ce qu’il fait pour l’équipe. Que ce soit sur la patinoire ou à l’extérieur. Il place toujours l’équipe en premier. On l’a bien vu sur cette séquence. J’espère qu’il sera correct. Quand tu vois ce genre de sacrifice, ça force tout le monde à en donner un peu plus.»
«Je ne peux que le féliciter d’être resté tout près, sur un seul patin, tentant de garder son équilibre et de faire le travail», a poursuivi le gardien.
Aux premières loges pour assister à l’événement, Jake Evans a tenté de venir en aide à son coéquipier en lui remettant son bâton.
«Tout ce que je voulais, c’est bloquer un tir pour lui. Je savais qu’il était en douleur. C’est probablement le gars le plus dur de notre équipe, a fait valoir Evans. Ça envoie le message qu’il faut être prêt à faire tout en notre possible.»
Allen et Savard ne sont pas les deux seuls vétérans à avoir mené la barque du Canadien. Brendan Gallagher, avec un but et une passe, et Tanner Pearson avec déjà un troisième but cette saison, ont également contribué à cette victoire.