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Culture: le PQ promet une enquête sur les pratiques anticoncurrentielles des géants comme Live Nation

Photo portrait de Marc-André Gagnon

Marc-André Gagnon

2026-02-10T18:36:48Z
2026-02-10T20:02:10Z

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Live Nation et Ticketmaster occupent une «place démesurée» dans l’écosystème québécois du spectacle et de la billetterie, constate le Parti Québécois qui réclame une enquête sur ses pratiques «déloyales».

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Malgré les inquiétudes et le sentiment d’injustice exprimés par des festivals régionaux, le gouvernement caquiste n’a pas l’intention de revoir le financement public accordé au géant événementiel evenko, dont la multinationale Live Nation est propriétaire à 49%.

«Les faits révélés dans le reportage d’Enquête et dans les différents articles publiés dans La Presse et Le Journal de Montréal exigent que le gouvernement se penche sur les pratiques déloyales dans le domaine de la culture au Québec», a déclaré mardi la porte-parole péquiste en matière de Culture, Catherine Gentilcore.

Catherine Gentilcore, députée péquiste de Terrebonne.
Catherine Gentilcore, députée péquiste de Terrebonne. PHOTO D'ARCHIVES MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Comme l’Union des artistes (UDA), Mme Gentilcore croit que la situation «soulève à la fois des questions de concurrence et de découvrabilité de la culture québécoise».

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La députée de Terrebonne demande donc au gouvernement «de mandater l’Office de protection du consommateur (OPC) de procéder immédiatement à une enquête sur les pratiques anticoncurrentielles dans le domaine du spectacle et de la billetterie».

L’élue péquiste rappelle que la situation que vit le Québec n’est pas unique: les États-Unis et le gouvernement britannique sont aussi à couteaux tirés avec Live Nation et Ticketmaster, en raison de leur quasi-monopole.

Situation aberrante, déplore QS

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, a fait parvenir vendredi une lettre au ministre de la Culture et à la ministre du Tourisme pour que le gouvernement revoie les critères d’attribution des subventions aux événements culturels.

«La situation actuelle, elle est aberrante», déplore le député de Jean-Lesage. «On finance l’impérialisme culturel américain avec nos propres fonds publics et [...] ça invisibilise les productions culturelles québécoises à Montréal même. C’est une situation qui est inacceptable.»

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti.
Le co-porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti. Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Talonnée en chambre par M. Zanetti, la ministre du Tourisme, Amélie Dionne, a laissé entendre qu’il serait exagéré de «dire que Live Nation et evenko ont le monopole», puisque 300 événements à travers le Québec bénéficient de financement public. Pour evenko, dont Live Nation possède 49% des parts, «on parle de 6 événements sur 50 événements à Montréal», a minimisé la ministre Dionne.

«Je comprends que dans l’écosystème au complet, ça peut susciter des questions. [...] On va s’asseoir avec le milieu», a ajouté à son tour le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe.

Photo d'archives Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo d'archives Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Même si dans les quatre plus grandes salles à Montréal, moins d’un spectacle sur dix est en français, le chef libéral par intérim Marc Tanguay croit qu’il «est important de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain», puisque la métropole demeure une «plaque tournante de grands spectacles».

À l’instar du ministre de la Culture Mathieu Lacombe, «il faut être vigilant», croit tout de même M. Tanguay. «Il faut s’assurer que notre culture puisse bénéficier également de l’aide financière nécessaire et justifiée pour qu’il y ait des spectacles en français et que notre culture soit soutenue», a-t-il indiqué.

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