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Cuba: «Ils veulent la liberté, ils veulent manger», dénonce une Québécoise d’origine cubaine

TVA Nouvelles

2021-07-13T17:09:44Z

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Une Québécoise d’origine cubaine suivie par des milliers de personnes sur le réseau social TikTok a lancé un vibrant appel à l’aide pour son peuple, qui souffre énormément des contrecoups de la pandémie, alors que les hôpitaux sont saturés et que l’accès à des médicaments de base ou à de la nourriture est excessivement difficile.

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Connue sous le pseudonyme «La Cubaquoise» sur TikTok, Maria rapporte dans une vidéo publiée lundi que les hôpitaux, notamment de la province de Matanzas, sont saturés, que les médecins sont à bout de souffle et que le peuple a faim. 

«Les médecins pleurent. [...] Je ne parle pas ici de mégatraitements qui coûtent une fortune comme la chimiothérapie, je parle de l’ibuprofène ou du Tylenol, ça ne va vraiment pas bien!» dénonce la Cubaquoise. 

La situation particulièrement critique a poussé les Cubains à sortir manifester dimanche. Les manifestations se sont poursuivies lundi afin de dénoncer la pire crise économique du pays depuis la chute de l'URSS.

«Le peuple est rendu à la limite. Ils sont dépassés par le manque de médicaments, de nourriture. Ils sont désespérés de voir leur famille affamée, de voir leur famille qui a besoin de soins. La pandémie a empiré la situation, on est rendu à 6000 cas par jour, c’est énorme pour une petite île comme Cuba!»

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Capture d'écran TVA Nouvelles
Capture d'écran TVA Nouvelles

Celle qui refuse de se lancer dans des débats politiques constate que les Cubains veulent reprendre le contrôle de leur pays, pour le gérer à leur façon, et qu'ils le crient dans les rues. 

«Ils veulent la liberté, ils veulent manger, ils défoncent les magasins parce qu’ils veulent récupérer de la nourriture, ce n’est pas juste du vandalisme», assure-t-elle.

Les manifestants dénoncent aussi une mauvaise gestion de la pandémie de la part du gouvernement. Lundi, l'internet a été désactivé sur l'île des Caraïbes en réponse à la tension qui monte dans les rues de La Havane.

«Ça reste un pays qui est communiste, l’internet est contrôlé, les gouvernements appellent les partis communistes dans les rues pour affronter les manifestants.... On est proche d’une guerre civile. Il y a plus de 14 villes où il y a des manifestations», expose-t-elle. 

Inaction de l’ONU

Elle dénonce l’inaction de l’ONU, qui considère que la situation est stable et que tout se passe dans le calme. Cependant, selon Maria, il reste extrêmement difficile d’avoir un juste portrait de la situation, puisque les images sont difficilement accessibles.

«Même si des Cubains arrivent à se connecter par satellite, mais il n’y a pas de journaliste sur place pour nous montrer ce qui se passe. Comment l’ONU fait pour avoir un œil partout et décider quand on doit aller aider? [...] On le voit, il commence à y avoir du sang...»

Par ailleurs, le président Miguel Díaz-Canel a qualifié de «criminels» tous ceux qui ont pris la rue.

Pour Maria, il faut absolument trouver une solution. Elle croit que la levée de l’embargo américain permettrait aux Cubains un certain retour à la normale.

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