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Manifestations à Cuba: le Canada appelle au dialogue pacifique

Raphaël Pirro

2021-07-12T23:37:13Z

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«Préoccupé» par la situation à Cuba, le Canada «suit la situation de près» et appelle au «dialogue pacifique et inclusif» entre le gouvernement communiste et ses opposants, même si ces derniers n’ont pas de structure politique officielle. 

Les rues du pays sont envahies depuis dimanche par des manifestants frustrés de leur situation économique, qui s’est considérablement détériorée depuis le début de la pandémie de COVID-19. Les Cubains en ont aussi contre la gestion du gouvernement par rapport à la pandémie.

Cette crise sanitaire a fait plonger la population cubaine dans sa pire crise depuis la chute de l’URSS, au début des années 1990. Au-delà des troubles économiques, l’île caribéenne est aux prises avec une explosion des cas de COVID-19 dans les dernières semaines, une tendance qui ne montre aucun signe d’essoufflement.

«Le Canada soutient le droit à la liberté d’expression et de réunion et demande à toutes les parties de respecter ce droit fondamental», a-t-on fait savoir dans une déclaration transmise à l’Agence QMI.

Sur place, le gouvernement de Miguel Diaz-Canel avait appelé dimanche les partisans du régime à répliquer aux manifestants, mettant la responsabilité des manifestations sur le dos de la mafia cubano-américaine.

«Nous appelons tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes, à sortir dans les rues où vont se produire ces provocations, dès maintenant et les prochains jours. Et à les affronter de manière décidée, ferme et courageuse», déclarait le président dans un discours télévisé dimanche.

Affaires mondiales Canada a indiqué avoir financé plusieurs projets pour aider Cuba à «faire face à la pandémie et à ses répercussions sur les segments vulnérables de la population». «Le financement a été acheminé par l’intermédiaire de l’OPS, de l’AIEA, d’Oxfam et de CARE», a-t-on indiqué.

Quoique moins importantes, les manifestations se sont renouvelées lundi, d’un bout à l’autre de l’île. Des forces policières et l’armée ont été déployées pour éviter que les manifestations ne prennent de l’ampleur.

Le président américain Joe Biden s’est mis de la partie lundi, appelant « le régime cubain à entendre son peuple » et lançant un «appel vibrant à la liberté». D’un autre côté, les États-Unis maintiennent depuis 1962 un blocus économique important qui lie les mains de Cuba. Le président Diaz-Canel dénonce une «asphyxie économique» qui serait à l’origine des «troubles sociaux» actuels.

Le gouvernement de la Russie, éternel allié de Cuba, a intimé les pays étrangers à ne pas se mêler de la situation qui prévaut au pays, avertissant contre «l’ingérence étrangère» et réitérant son soutien au régime communiste en place.

- Avec AFP

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