Tous les résultats
Publicité

COVID-19 : Une année de grogne et de concessions pour les athlètes

Agence QMI

2021-01-03T15:06:55Z

Partager

Les sports n’ont pas été épargnés par la pandémie de COVID-19. Essuyant d’importantes pertes financières en raison de l’absence de spectateurs dans les estrades, plusieurs circuits ont frôlé des conflits de travail après des négociations houleuses avec les joueurs.

Voici quelques exemples de ligues ou d’organisations qui ont su s’adapter à la pandémie – et faire face à la grogne de leurs athlètes – pour offrir un divertissement à leurs partisans pendant les épisodes de confinement variables.

Ligue nationale de hockey (LNH)

Au Québec, c’est bien évidemment la LNH qui a le plus retenu l’attention. Lorsque les premiers cas de transmission communautaire ont été décelés en Amérique du Nord, elle a rapidement mis son calendrier sur pause, le 12 mars dernier.

Le circuit a ensuite opté pour un tournoi éliminatoire comptant 24 équipes – plutôt que les 16 habituelles – dans deux villes-bulles canadiennes, à Edmonton et Toronto. Ainsi, les joueurs demeuraient constamment dans un environnement protégé de l’extérieur, et aucun cas n’a été répertorié pendant la tenue du tournoi.

La pandémie a toutefois forcé la renégociation de la convention collective, qui devait se terminer à la fin de la campagne 2021-2022. Le principe du partage équitable des revenus entre les deux clans a été maintenu, si bien que les joueurs ont accepté d’augmenter la proportion du salaire retenu en fiducie à 20 % et de reporter 10 % du versement de leur paie.

Publicité

Le commissaire Gary Bettman a néanmoins tenté de rouvrir une nouvelle fois la convention cet automne pour augmenter à nouveau ces proportions. Des exigences qui ont toutefois été rejetées en bloc par l’Association des joueurs. Bettman a toutefois abandonné le combat pour permettre la tenue d’une campagne écourtée cet hiver.

Cette position des joueurs va ainsi être à l’origine d’une dette qui sera remboursée avec des restrictions au plafond salarial lors des années à venir.

Ligues majeures de baseball

Les discussions ont été beaucoup plus compliquées dans le baseball majeur, au point où la tenue d’une saison a bien failli dérailler, encore une fois pour des raisons financières.

Lorsqu’il est devenu évident que la saison allait être grandement raccourcie, les joueurs ont rapidement accepté l’idée d’être payés au prorata des rencontres disputées. Ils ont toutefois vigoureusement rejeté des compressions salariales supplémentaires.

Les joueurs ont ainsi forcé le commissaire à imposer lui-même le format et le cadre financier de la saison, finalement limitée à 60 parties. Les joueurs ont ainsi reçu environ 37 % de leur salaire en 2020.

Cette mésentente pourrait d’ailleurs se répercuter sur les négociations à venir en 2021, certains joueurs considérant l’attitude des dirigeants comme une trahison. En effet, l’actuelle convention collective doit venir à échéance en décembre prochain.

Outre les pertes salariales des joueurs, les ennuis avec la COVID-19 ont également forcé le circuit à modifier à plusieurs reprises son calendrier en raison de multiples éclosions de cas.

Les équipes – exception faite des Blue Jays de Toronto en raison de la fermeture de la frontière canado-américaine – évoluaient en effet toutes à leur domicile régulier. Conséquemment, sept d’entre elles ont été aux prises avec des foyers de contaminations.

Publicité

Major League Soccer (MLS)

Les joueurs de la MLS sont certainement ceux qui ont été les plus touchés par la pandémie. En effet, ils avaient obtenu des gains non négligeables dans l’entente pour la nouvelle convention collective au début du mois de février, que ce soit au point de vue des conditions de travail ou celui des salaires.

La convention n’a toutefois pas été entérinée avant que la COVID-19 ne s’installe en Amérique du Nord, si bien qu’une nouvelle ronde de négociation a été nécessaire. Ainsi, les joueurs ont dû abandonner certains de leurs gains, en repousser certains, mais surtout, accepter des coupes salariales de 7,5 % pour la saison 2020.

Ces coupes avaient été une pierre d’achoppement dans les discussions, mais la MLS avait fait planer la menace d’un lockout, ce qui a convaincu l’Association des joueurs à voter pour la proposition ultime du circuit. Plusieurs athlètes avaient malgré tout manifesté leur mécontentement.

Les joueurs n’étaient toutefois pas au bout de leur peine, puisque la MLS devrait demander aux joueurs de revenir une troisième fois à la table des négociations en invoquant la clause de force majeure avant le début de la saison 2021.

La pandémie a étant d’autant plus pénible pour les trois équipes canadiennes – les Whitecaps de Vancouver, le Toronto FC et l’Impact de Montréal – puisqu’ils ont dû s’exiler aux États-Unis pour compléter la saison en raison de la fermeture de la frontière canado-américaine.

Ainsi, le Bleu-Blanc-Noir a dû se placer en quarantaine à de multiples reprises lorsqu’il revenait passer du temps dans la métropole québécoise. Si les joueurs étaient heureux de voir les membres de leur famille, l’impossibilité de s’entraîner pendant plusieurs jours n’a certainement pas été bénéfique.

Pour le Français Saphir Taïder, l’idée d’être séparé de ses quatre enfants pendant de longues périodes n’était pas une option. Il a ainsi demandé à être transféré, une demande à laquelle l’Impact a acquiescé en l’envoyant au club saoudien Al Ain.

Publicité
Publicité