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Course aux 50 buts de Cole Caufield: dans l'entourage du Canadien, le sujet n'est plus tabou... enfin presque

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-04-03T23:25:00Z
2026-04-03T23:26:59Z

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NEWARK | Le sujet était tabou dans l’entourage du Canadien. Comme si personne ne voulait jeter un mauvais sort sur Cole Caufield et sa course au plateau des 50 buts.

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Caufield refusait lui-même systématiquement d’aborder la question. Jusqu’à jeudi soir lorsqu’il a lâché le morceau après la victoire du Tricolore face aux Rangers. Un gain au cours duquel il s’est approché à un seul but de l’exploit réalisé, la dernière fois à Montréal, par Stéphane Richer.

« Ben oui, j’y pense », a-t-il lancé dans un éclat de rire comme si du même coup, il laissait sortir une tonne de pression.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

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Il faut dire qu’il n’avait plus tellement le choix de s’ouvrir là-dessus, car si après 40, c’est 41, comme il l’avait dit à Marc Denis, au centre de la patinoire du Centre Bell, après 49, c’est 50.

« On ressent tous l’excitation [de cette course]. Chaque fois qu’il marque un but, on sait qu’il s’en rapproche et qu’il se rapproche du sommet des buteurs, a admis Alex Newhook. C’est tellement plaisant de vivre ça. »

« Ce n’est pas normal »

C’est la deuxième fois que Newhook voit l’un de ses coéquipiers partir à l’assaut de l’exploit des 50 buts. En 2022-2023, alors qu’il portait les couleurs de l’Avalanche du Colorado, il avait vu Mikko Rantanen inscrire 55 buts.

Dans la course au trophée Maurice-Richard, le Finlandais avait terminé derrière Connor McDavid (64 buts) et David Pastrnak (61).

« Mikko et Nate [Nathan MacKinnon] sont des types de joueur différents de Cole. Mais ce qu’ils ont tous de commun, c’est qu’ils se lèvent dans les grandes occasions pour marquer de gros buts.

Évidemment, en raison de leurs gabarits imposants, les deux anciens coéquipiers de Newhook étaient peut-être en mesure de se créer de l’espace plus facilement dans la circulation lourde. Bien qu’il reconnaisse ce fait, Newhook assure que le numéro 13 du Canadien n’est pas en reste.

« Il est quand même capable de se frayer des chemins et il sait trouver les endroits un peu plus libres. Ça, pour les marqueurs de but, c’est un art. »

D’ailleurs, si Caufield est devenu un cauchemar pour les hommes masqués adverses, il l’est chaque jour pour ses propres gardiens.

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« Il arrive dans les pratiques et il est capable de battre les gardiens sans écran ni déviation. Ce n’est pas normal ! Ce sont les meilleurs gardiens au monde, a lancé Mike Matheson, impressionné. Ce n’est pas quelque chose qui est facile à faire et lui, il est capable de le faire à tous les entraînements. »

St-Louis, en temps et lieu

La beauté dans cette course aux 50 buts, c’est que Caufield est parvenu à la traverser en demeurant un rouage important de l’équipe. Il domine la LNH avec 12 buts gagnants et 28 fois, il a marqué celui qui donnait les devants à l’équipe.

Difficile de tomber plus dans les cordes de Martin St-Louis, le seul qui semble encore réticent à parler de l’exploit que s’apprête à accomplir son poulain.

« Je vais l’apprécier quand ce sera fait. Ce n’est pas quelque chose à laquelle je m’arrête, autour de laquelle je planifie mes stratégies, a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien. On continue. Cole fait ses choses. Et quand ça va arriver, on va être enchanté. »

St-Louis, dont la meilleure campagne en fut une de 43 buts (en 2006-2007) a tenu à souligner la passion qui habite Caufield et son désir d’être efficace pour l’équipe en faisant davantage que seulement marquer des buts.

« Depuis deux semaines, ses compagnons de trio et lui jouent des matchs beaucoup plus complets. Ils sont constamment en possession de la rondelle », a-t-il déclaré.

Ce n’est pas peu dire quand on considère que Caufield a touché la cible 28 fois lors des 27 derniers matchs, un exploit qu’on n’avait pas vu chez le Canadien depuis Maurice Richard en 1950-1951.

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