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Course au PLC: le Québec passe son tour

Photo d’archives TOMA ICZKOVITS
Photo portrait de Guillaume St-Pierre – analyse

Guillaume St-Pierre – analyse

2025-01-15T05:00:00Z

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OTTAWA | De façon inusitée mais pas tout à fait surprenante, le Québec passera son tour dans la course à la direction du Parti libéral du Canada.

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Les trois ministres que sont Mélanie Joly, François-Philippe Champagne et Steven MacKinnon ont choisi de faire autre chose.

Pas de Québécois, ni même de francophone d’envergure dans la course. Pareille situation remonte probablement à quelque part au début du XXe siècle.

On peut comprendre ceux qui laissent passer la parade. Le contexte de la course expresse, les sondages désastreux et son prix d’entrée de 350 000$ ont de quoi décourager.

Il n’en reste pas moins que le parti se retrouvera perdant. Par la force des choses, il faudra travailler un peu plus fort pour intéresser les Québécois à cette course à la veille d’élections, surtout que le trio de tête peine à s’exprimer aisément en français.

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On anticipe déjà un débat en français (s’il y en a un) laborieux entre Mark Carney, Chrystia Freeland et Karina Gould.

Pourtant, le Québec représente encore une des principales bases des libéraux.

Sauver les meubles face à Pierre Poilievre passera assurément par conserver de solides assises ici.

L’appui de Mélanie Joly pourrait être déterminant pour l’un ou l’autre des candidats, elle qui détient probablement la plus grosse machine organisationnelle au Québec.

C’était tout de même une surprise d’entendre François-Philippe Champagne, un des meilleurs communicateurs du gouvernement, laisser entendre qu’il pourrait ne pas se représenter aux prochaines élections. Ce serait un gros morceau à remplacer.

Pour lui, l’identité du prochain chef fera foi de tout.

Christy Clark

À l’inverse, plusieurs libéraux ne pleureront pas le désistement de Christy Clark, qui a surtout blâmé son français inadéquat.

Mais c’est peut-être parce qu’elle a été prise en flagrant délit de mensonge qu’elle retourne dans ses terres.

Lors d’une entrevue à la CBC, Mme Clark a juré n’avoir jamais été membre du Parti conservateur du Canada, même si elle a appuyé Jean Charest dans la course à la direction de 2022.

Malheureusement pour elle, le parti avait conservé le reçu, qui s’est vite retrouvé sur les réseaux sociaux.

Choix difficile

Les militants libéraux auront donc droit à un choc Carney-Freeland qui risque de leur donner des sueurs froides.

D’un côté, ils auront un candidat sans expérience politique aucune (Carney) et de l’autre, une personne soudée pendant une décennie à la hanche de Justin Trudeau (Freeland).

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