Candidature à la chefferie du PLC: Mark Carney laisse entendre ses intentions
Agence QMI
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L’ancien gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney a laissé entendre ses intentions de se présenter officiellement comme candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC) lundi soir lors de son passage à un talk-show américain.
«Disons qu’un candidat ne faisait pas partie du gouvernement actuel, disons qu’il a beaucoup d’expérience économique, qu’il a déjà géré les crises. Disons que le candidat avait un plan pour relever les défis ici et maintenant», a avancé Mark Carney, tout sourire, en tournant autour du pot, à The Daily Show, lundi soir.
S’il n’a toujours pas confirmé ses intentions, le possible candidat s’est targué d’être un possible joueur «indépendant» dans la course pour la chefferie, lui qui demeure en périphérie du Parti libéral du Canada (PLC), dans un contexte où le pays a «besoin de changement», a-t-il indiqué.
«Il faut s’attaquer à l’économie. Nous faisons face à une crise économique à cause de ce que M. Trump est sur le point de faire – ou dit qu’il est sur le point de faire –, mais nous avons aussi des défis en matière de logement, de coût de la vie...», a poursuivi l’homme de 59 ans.
À son avis, les Canadiens ont été mis à «très rude épreuve» ces dernières années, alors que les salaires «n’ont pas suivi l’inflation» et que le logement continue de «coûter très cher».
«À vrai dire, le gouvernement n’a pas été aussi concentré qu’il aurait pu sur ces questions. Nous devons nous concentrer sur elles immédiatement. Ça peut arriver maintenant et c’est le sujet de cette élection», a-t-il martelé devant l’animateur Jon Stewart.
Maintenant, avec les menaces de Donald Trump d’exacerber les tarifs douaniers, qui pendent comme une épée de Damoclès, Mark Carney a martelé qu’il «faut se préparer» à une possible guerre commerciale ou économique, lui qui a déjà œuvré en période de crise.
«Regardez ce qui s’est passé il y a cinq ou six ans, lorsque nous avons connu une situation similaire [...] Trompe-moi une fois, honte à toi, trompe-moi deux fois, honte à moi», a-t-il soulevé, rappelant que le Canada aussi a des cartes à jouer, lui qui exporte plus de 4,5 milliards de barils de pétrole vers les États-Unis.
Au passage, les deux hommes sont revenus sur l’insistance de Donald Trump à vouloir incorporer le Canada comme 51e État américain, une situation qui «n’arrivera pas», a tranché le possible candidat.
«Nous vous trouvons très attirants, mais nous n’emménagerons pas avec vous. Ce n’est pas vous, c’est nous. On fait les choses un peu différemment au Canada. Nous pouvons être amis, il peut y avoir quelques avantages. Des “amis avec des avantages”», a plaisanté l’ancien gouverneur de la Banque du Canada.