Tous les résultats
Publicité

Coupe Vanier: le coordonnateur défensif des Carabins ajoute un deuxième titre national 36 ans plus tard, cette fois comme entraîneur

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2023-11-27T02:12:04Z

Partager

Trente-six ans plus tard, Denis Touchette est à nouveau champion de la Coupe Vanier, encore une fois dans une victoire face aux Thunderbirds de l’UCB.

• À lire aussi: Un demi défensif étoile des Carabins termine son parcours universitaire avec une grande fierté d'avoir grandi comme personne au fil des ans

• À lire aussi: Coupe Vanier: il se présente au terrain avec un chandail des Alouettes pour rendre hommage à son père

• À lire aussi: Coupe Vanier: l’attaque au sol des Carabins débloque au meilleur moment possible

• À lire aussi: Les Carabins champions de la Coupe Vanier!

En 1987, le demi défensif qui disputait son dernier match en carrière et les Redmen de McGill avaient triomphé à la surprise générale des T-Birds au pointage de 47 à 11 pour gagner la première Coupe Vanier d’une institution québécoise. Samedi, à Kingston, ce sont les Carabins de l’Université de Montréal qui ont disposé de l’UCB par la marque de 16 à 9 pour signer le deuxième titre national de leur histoire après celui de 2014.

«Je suis vraiment choyé de pouvoir vivre la conquête de la Coupe Vanier comme coach, a confié le coordonnateur défensif des Bleus. Dans les deux cas, on a battu UBC, mais les deux ne se comparent pas. C’est différent, mais les deux sont bons.»

Publicité
Surprise complète

Cette victoire est totalement inattendue pour Touchette, qui a fait un premier séjour avec les Carabins de 2006 à 2012 sans jamais parvenir à gagner la Coupe Dunsmore. «Je n’aurais jamais pensé il y a dix ans revenir comme entraîneur à temps plein avec les Carabins et que nous allions gagner la Coupe Vanier, a-t-il raconté. Il n’y avait aucune chance que ça arrive. Ça démontre que tu ne sais jamais ce que la vie te réserve et tu dois faire les choses comme il le faut.»

«Quand Marco [Iadeluca] m’a ramené, je me suis dit que j’allais faire de mon mieux et que j’allais m’amuser en vivant ma passion, de poursuivre l’ancien demi défensif étoile de McGill. Moi et Marco, on a les mêmes valeurs et il s’est développé une belle complicité.»

Photo Didier Debusschere
Photo Didier Debusschere

Touchette en toute transparence

S’il a développé une belle complicité avec Iadeluca, il en va de même avec les joueurs. «On trippe ensemble dans les réunions et sur le terrain, a-t-il souligné. Nous avons des discussions franches et je suis totalement transparent. On passe tellement de temps ensemble qu’on doit avoir du plaisir sinon ça deviendrait lourd.»

Iadeluca est évidemment très fier de son coup. «C’est la première personne que j’ai embauchée quand j’ai été nommé comme entraîneur-chef en 2020, a souligné le pilote des Bleus. J’avais travaillé avec lui et contre lui dans le passé. Je savais que c’était un entraîneur incroyable et une personne avec les mêmes valeurs que moi. Je suis fier et content qu’il ait pu gagner une Coupe Vanier comme entraîneur après avoir gagné comme joueur.»

Publicité

Iadeluca salue au passage le travail des autres adjoints en défensive qui se sont greffés au groupe depuis deux ans. Antoine Pruneau et Jean-Samuel Blanc sont de retour avec les Bleus après avoir évolué dans la LCF. Marc-André Paradis et William Perrier complètent le groupe.

Des éloges des joueurs

Joueur par excellence de la Coupe Uteck dans la victoire de 29 à 3 face aux Mustangs de Western, le secondeur hybride Nicolas Roy est élogieux à l’égard de son coordonnateur. «Sans Denis, on ne serait pas rendu là, a-t-il affirmé. Denis est un pédagogue et le général de notre défensive. Il donne envie de jouer pour lui. Il est tellement émotif qu’on sent qu’il nous aime.»

La confiance de Roy est totale. «Si Denis me demandait de rentrer tête première dans un mur, je le ferais sans hésitation.»

Quatre parties sans accorder de touché

La défensive des Carabins a brillé de tous ses feux dans les éliminatoires en n’accordant aucun touché en quatre parties. La séquence dure depuis 250 min 52 s. «Si tu m’avais dit ça qu’on n’accorderait pas de touché en séries, je ne t’aurais jamais cru, a reconnu Touchette. Ça s’est bel et bien passé et nous avons du plaisir.»

Une autre statistique complètement invraisemblable: les Carabins ont réussi pas moins de 22 revirements dans les quatre parties éliminatoires et accordé seulement 21 points. «C’est un honneur de faire partie de cette défensive, a mentionné le demi défensif étoile Bruno Lagacé. Quand UBC s’approchait de la zone des buts, je disais qu’on pouvait plier, mais qu’on ne devait pas casser. Si on réussissait à les freiner, tout le monde se souviendrait de nous comme les légendes qui ont réussi à arrêter l’une des meilleures offensives au pays.»

Publicité
Publicité