Coupe du monde: le Canada pourrait écrire deux fois l'histoire


Jessica Lapinski
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TORONTO | La majorité de ses joueurs n’auraient sûrement jamais osé rêver en grandissant qu’un jour, le Canada serait l’hôte de la Coupe du monde. Mais en dépit de l’ampleur du moment qu’ils vivront en foulant le terrain, vendredi, les joueurs canadiens se disent « calmes ».
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« Mais en même temps, on a de la pression. Et je crois qu’elle vient du fait que nous savons que nous avons une responsabilité », a pointé jeudi le milieu de terrain Stephen Eustaquio, qui agira comme capitaine pour ce grand jour.
Devant lui, en conférence de presse dans les confins du Stade de Toronto où il jouera vendredi, se trouvaient une cinquantaine de journalistes d’un peu partout, dont de la Suède. C’est dire l’importance de l’occasion.
Pour les Canadiens, la quête sera immense contre la Bosnie-Herzégovine, à compter de 15 h, devant environ 45 000 personnes, si les centaines de billets toujours disponibles finissent par être vendues.
À leurs deux premières participations, en 1986 et en 2022, ils n’ont jamais réussi à remporter un match à la Coupe du monde.
Ce sera un « match difficile », a concédé l’Ontario Eustaquio, 29 ans, qui porte les couleurs du Los Angeles FC.
Contre les tombeurs de l’Italie
La Bosnie-Herzégovine est 64e au classement de la FIFA. Le Canada est 30e. Sur papier, tout va. Mais les Bosniens sont coriaces, rudes. Et ce sont eux qui ont éliminé la grande Italie, dans un match de barrage...
« Je n’ai pas eu besoin de verser dans la psychologie sportive, a pointé le sélectionneur Jesse Marsh. Nous sommes tous conscients que nous sommes à la Coupe du monde. Nous savons tous que c’est à la maison. Nous sommes tous excités. »
Le centre de l’attention
Plus tôt en journée, l’équipe canadienne avait tenu son ultime entraînement devant des dizaines de caméra, au complexe habituellement utilisé par le Toronto FC, dans le nord de la ville, à environ 45 minutes du stade où s’ouvrira son tournoi vendredi.
Non loin du terrain se trouvaient aussi une dizaine des policiers à moto, qui servent d’escorte à l’autobus de l’équipe. La dernière fois que la brigade avait été déployée à Toronto, c’était lors du passage de Taylor Swift, il y a deux ans, selon CTV.
« Malgré toute l’attention qu’il y a sur nous, nous sommes concentrés, nous sommes prêts », a réitéré Marsch avec le même aplomb dont il a fait preuve tout au long de la conférence de presse.
Le sélectionneur, qui dirigera un club à la Coupe du monde pour la première fois, est peut-être Américain, mais clairement, il compte écrire l’histoire canadienne.
« Si c’est votre travail, un moment comme celui-ci, c’est ce que vous voulez vivre », a-t-il assuré.
▶ Le talentueux arrière gauche Alphonso Davies, qui souffre d’une blessure musculaire, ne sera pas remis à temps pour le premier match. Le Canada pourra cependant compter sur les services des Québécois Ismaël Koné (milieu de terrain) et Moïse Bombino (défenseur).
Canada c. Bosnie-Herzégovine
Groupe B
Toronto – vendredi à 15 h
Le Canada à la Coupe du monde
Trois participations : 1986, 2022 et 2026
Fiche historique avant le tournoi : 0 victoire, six défaites – 2 buts pour, 12 buts contre
La Bosnie-Herzégovine à la Coupe du monde* :
Deux participations : 2014 et 2026
Fiche historique avant le tournoi : 1 victoire, deux défaites – 4 buts pour, 2 buts contre
*La Bosnie-Herzégovine était autrefois un territoire de la Yougoslavie, qui a participé sept autres fois à la Coupe du monde entre 1930 et 1990. La Yougoslavie a terminé quatrième en 1930 et en 1962.