Coupe du monde de patinage de vitesse: Valérie Maltais comble sa famille avec sa deuxième médaille individuelle en carrière


Richard Boutin
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Après avoir connu sa meilleure fin de semaine de course en carrière à Salt Lake City, Valérie Maltais a poursuivi sur sa lancée cet après-midi en remportant sa deuxième médaille individuelle de Coupe du monde en carrière devant sa famille et ses amis réunis au Centre de glaces.
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Maltais a mis la main sur la médaille de bronze au 3000 m en vertu d’un chrono de 4 min 02 s 73 pour devancer tout juste sa coéquipière et triple médaillée olympique Isabelle Weidemann (4 min 02 s 79) pour semer l’hystérie parmi ses proches.
«Une première médaille, c’est assez spécial, mais cette deuxième médaille remportée à la maison est assez unique et bat ma première, a-t-elle exprimé avec son plus beau sourire. Je ne sais pas si ça influence les performances, mais j’ai entendu mes proches jusqu’à la fin et j’ai senti l’énergie provenant des gradins. Il n’y a pas 12 000 personnes, mais les gradins sont directement au-dessus de la glace et on croit qu’il y a beaucoup plus de monde.»
«Ma famille est là depuis longtemps et le train n’arrête jamais, d’ajouter la patineuse de 31 ans qui sera de retour en action, dimanche, pour le 1500 m et le départ groupé. J’ai laissé le courte piste, déménagé à Calgary pour le longue piste et me voilà de retour au Québec. C’est vraiment spécial de remporter cette médaille devant mes proches. Je réalise où j’en suis et je suis très émotive devant ma famille.»
Fière de son parcours
Cette deuxième médaille a une signification particulière. «Ça démontre que je n’ai jamais abandonné et que j’ai continué à croire à mon potentiel, a-t-elle confié. Quand je suis arrivée en longue piste après ma carrière en courte piste, je regardais les filles de haut et je les trouvais très bonnes. C’est difficile à croire de voir où je suis rendue.»

La patineuse de La Baie est confiante en prévision du championnat mondial dans deux semaines. «Le podium est atteignable au mondial. Je peux encore m’améliorer et aller plus vite.»
Une 3e place au cumulatif
Sa médaille de bronze lui permet de conclure la saison au 3e rang du classement cumulatif au 3000 m. «C’était mon gros objectif de la fin de semaine, a-t-elle affirmé. J’ai montré de la constance toute la saison. Gregor (Jelonek) me donnait mes temps de passage, mais je ne les voyais plus à la fin. Je n’ai jamais arrêté et j’ai tout donné à la fin.»
Au cumulatif, Maltais n’a été devancée que par la championne du monde norvégienne Ragne Wiklund et la détentrice du record du monde de la République tchèque Martina Sablikova.
Satisfaite de sa course même avant la médaille
Avec deux paires à s’élancer, Maltais occupait le 2e rang et de redoutables patineuses s’amenaient à la ligne de départ. La Néerlandaise Joy Beune l’a finalement devancée avec un temps de 4 min 02 s 62 pour mériter l’argent. La grande Irene Schouten est montée sur la plus haute marche du podium avec un chrono de 4 min 01 s 11.
«Avant même de connaître mon résultat, j’étais contente de ma course, a-t-elle indiqué. Avec une paire, j’ai senti la fébrilité monter.»
Bras droit de Jelonek et responsable des patineurs longue distance, Muncef Ouardi estime que Maltais a offert une meilleure performance que la semaine dernière à Salt Lake City. «Ce fut une meilleure course, a-t-il indiqué. Les deux Néerlandaises étaient un peu fatiguées. On se croisait les doigts pour une médaille tout en sachant que c’était possible qu’elle n’en gagne pas, mais Valérie a disputé toute une course. Elle prend beaucoup de confiance et c’est le fun à voir deux semaines avant le mondial. Ça fait longtemps qu’elle attendait ces médailles.»