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Coupe Davis: les Pays-Bas s'offrent leur première finale

AFP

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2024-11-22T23:20:57Z

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L'élimination de l'Espagne n'était pas un exploit sans lendemain: l'équipe néerlandaise s'est qualifiée vendredi pour sa première finale de la Coupe Davis en dominant l'Allemagne 2-0. 

Elle y retrouvera soit l'Australie, finaliste des deux dernières éditions, soit les tenants du titre italiens menés par le numéro 1 mondial Jannik Sinner, qui s'affrontent samedi.

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Le meilleur résultat des Pays-Bas en Coupe Davis était jusqu'ici une demi-finale en 2001, perdue contre la France.

Une performance déjà égalée dans la nuit de mardi à mercredi grâce à une victoire retentissante contre l'Espagne du numéro 3 mondial Carlos Alcaraz et de la légende Rafael Nadal, poussé à la retraite par la défaite ibère.

Très équilibré, le duel entre les Néerlandais et les Allemands, triples lauréats de la compétition mais absents de la finale depuis leur dernier sacre en 1993, a commencé par un match à suspense.

Dans un Palais des sports moins rempli que la veille pour le match de l'Italie, le Néerlandais Botic van de Zandschulp (80e) a mis 2 h 40 min pour venir à bout de Daniel Altmaier (88e), s'imposant seulement à sa dixième balle de match au bout d'un combat de trois sets remporté 6-4, 6-7 (12) et 6-3.

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Le numéro 2 de la sélection batave semblait pourtant avoir le match bien en main dans la deuxième manche, avec un set et un bris d'avance (4-2).

Sentant le vent de la défaite, Altmaier s'est soudainement rebellé, multipliant les services-volées imparables et poussant finalement le Néerlandais au bris d’égalité, remporté 14 à 12 par l'Allemand.

Meilleur dans les duels de fond de court et plus régulier que son adversaire, van de Zandschulp a toutefois fini par le faire craquer dans le troisième set sur un service gagnant pour apporter le premier point aux Pays-Bas (1-0).

«Ça aurait pu être plus facile», a reconnu le droitier de 29 ans après sa victoire laborieuse.

«Croire en nous»

Le deuxième match a été un duel entre deux machines à as, Tallon Griekspoor (40e) pour les Pays-Bas et Jan-Lennard Struff (43e) côté allemand. Le premier a finalement émergé 6-7 (4), 7-5 et 6-4.

Après s'être heurté à un mur pendant près de deux sets, le Néerlandais a enfin trouvé la faille et brisé Struff à 5-5 dans la deuxième manche, qu'il a ensuite conclue tranquillement par un énième ace.

Revigoré, Griekspoor a une nouvelle fois brisé son adversaire dès le premier jeu du set décisif et n’a pas tremblé pour s'adjuger la dernière manche 6-4 et envoyer les joueurs de Paul Haarhuis en finale.

Pour le capitaine allemand Michael Kohlmann, «pendant le premier set et demi, Jan-Lennard était le meilleur joueur, mais à partir du moment où il a échoué à convertir ses deux balles de bris, la dynamique a changé de camp, Tallon a été plus agressif et a malheureusement très bien servi», alignant 25 as au total.

«On s'était fixé comme objectif de ne pas perdre une troisième année de suite en quarts de finale», a expliqué Haarhuis.

«La clé, c'est de croire en nous. Ce qu'on est en train de faire est plus singulier que pour l'Italie, par exemple, qui dispose du numéro 1 mondial dans ses rangs», a-t-il ajouté.

«S'ils arrivent en finale, tout le monde dira que c'était facile. Pour nous, atteindre la finale est une bien plus grande performance qu'une victoire» italienne, a estimé Paul Haarhuis.

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