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Coupe Davis: «J’ai le sentiment d’avoir laissé tomber l’équipe» – Denis Shapovalov

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Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-11-20T16:04:36Z

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Une semaine avant l’entrée en scène du Canada à la finale de la Coupe Davis, Gabriel Diallo avait bien prévenu que même si les ambitions du pays étaient encore grandes, le fait d’affronter l’Allemagne en quarts de finale représentait un grand défi.

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Le Québécois est un bon «étudiant de la game». Il avait vu juste: ses coéquipiers et lui, champions du monde il y a deux ans, ont été éliminés d’entrée de jeu, mercredi, malgré deux bagarres.

Denis Shapovalov a pourtant eu ses chances de prolonger la journée de travail du Canada, contre Jan-Lennard Struff, un joueur qui lui a maintes fois donné du fil à retordre par le passé. En neuf confrontations avant celle de mercredi, l’Allemand, 43e mondial, en avait remporté six.

Six de leurs matchs avaient aussi nécessité la tenue d’une manche ultime, et leur 10e n’a pas fait exception: Struff a finalement vaincu «Shapo», 56e au monde, 4-6, 7-5 et 7-6 (5), sur une double faute, sa 13e de la rencontre (contre 27 as, comme il l’a fait remarquer à un journaliste allemand qui l’a questionné à ce sujet). 

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Shapovalov a quelques fois maltraité sa raquette au cours de l’affrontement, notamment lors du troisième set, et à sa sortie du court, il s’est dit «très déçu pour l’équipe».

«J’ai l’impression de les avoir laissé tomber, a déploré devant les médias celui qui était le joueur le mieux classé du Canada, en l’absence de Félix Auger-Aliassime. J’ai l’impression d’avoir eu le match entre les mains, que j’ai obtenu beaucoup de chances.»

Si l’Ontarien n’avait pas le droit à l’erreur dans cette seconde rencontre, c’est que Diallo n’avait pu prendre la mesure du 88e mondial, Daniel Altmaier, d’entrée de jeu.

Diallo avait d’abord tenu tête à plusieurs moments au 88e. En dépit du pointage serré de 7-6 (5) et 6-4, le Montréalais de 23 ans préférera sans doute reléguer ce match aux oubliettes. 

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Une remontée... en vain

Surtout qu’il a eu ses chances de prolonger le débat: le Québécois a comblé un déficit de cinq points au bris d’égalité de la manche initiale, avant de voir Altmaier remporter les deux derniers points. Il a ensuite tenu tête à l’Allemand jusqu’à 5-4.

Un bris au pire moment l’a contraint à quitter le terrain dans la peau du perdant.

Un match dans lequel le Montréalais, 86e sur l’ATP, aurait préféré mieux «servir, retourner», a-t-il dit, tout en déplorant son «jeu de transition». Il aurait voulu «être plus solide sur la ligne de fond», aussi.

«Tout, au fond, a regretté le joueur de 23 ans. C’est dur de pointer un aspect seulement.» 

Sans leurs meneurs

L’Allemagne, qui, à l’instar du Canada, était privée de son meneur en Alexander Zverev (deuxième sur l’ATP), affrontera maintenant les Pays-Bas en demi-finale, vendredi.

Ces derniers ont sonné le glas de la carrière de Rafael Nadal, mardi, en défaisant l’Espagne 2 à 1.

Les deux derniers quarts opposeront l’Italie à l’Argentine et l’Australie aux États-Unis, jeudi. 

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