«Avoir partagé ces larmes avec toi fut l'un des moments les plus spéciaux de ma carrière»: Roger Federer écrit une touchante lettre à Rafael Nadal, son plus grand rival


Jessica Lapinski
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«Rafa, tu m’as fait aimer le tennis encore plus.» À l’aube de l’entrée en scène de l’Espagne en Coupe Davis, mardi, dans ce qui sera l’ultime tournoi de la carrière de Rafael Nadal, son plus grand rival, Roger Federer, lui a écrit une lettre touchante, qu’il a partagée sur les réseaux sociaux.
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«D’accord, peut-être pas au départ», a poursuivi le légendaire Suisse à l’endroit de son tout aussi légendaire adversaire, devenu au fil des ans un ami. «Après les Internationaux d’Australie, en 2004, je suis devenu numéro 1 mondial pour la première fois. Je croyais que j’étais au sommet du monde.»
«J’y étais – jusqu’à ce que, deux mois plus tard, tu entres sur le court à Miami avec ta camisole rouge, montrant tes biceps, et que tu me battes de manière convaincante.»
Ensemble, Federer et Nadal (avec Novak Djokovic, quelques années plus tard) ont écrit la plus belle page de l’histoire du tennis moderne. Une page d’histoire qui s’est étirée sur plus de 15 ans, au cours desquels les deux hommes que tout opposait sur le court se sont livré 40 duels.

En fin de compte, c’est l’élève qui a surpassé le maître dans ces face-à-face: Rafa en aura remporté 24, et Roger, 16.
«Commençons avec le plus évident: tu m’as battu, beaucoup. Plus que je n’ai réussi à te battre. Tu m’as défié comme personne d’autre n’a su le faire. [...] Tu m’as forcé à réimaginer mon jeu. Tellement que j’ai changé la taille de la tête de ma raquette, en espérant pouvoir en tirer un avantage.»
Vamos, @RafaelNadal!
— Roger Federer (@rogerfederer) November 19, 2024
As you get ready to graduate from tennis, I’ve got a few things to share before I maybe get emotional.
Let’s start with the obvious: you beat me—a lot. More than I managed to beat you. You challenged me in ways no one else could. On clay, it felt like I…
Le monde du tennis a grandement profité de cette rivalité entre Federer, l’incarnation de l’élégance sur le court, et Nadal, le spectaculaire guerrier.
Au fil des ans, ils auront notamment été au cœur d’événements promotionnels marquants. Un match disputé sur un terrain fait d’une part de gazon et de l’autre de terre battue, les surfaces de jeu de prédilection des deux joueurs, ou une rencontre d’exhibition disputée devant plus de 50 000 adeptes, en Afrique du Sud.
Des moments qui demeurent bien ancrés dans la mémoire du Suisse, aujourd’hui âgé de 43 ans. Mais jamais autant que sa propre retraite, il y a presque deux ans, quand il a partagé le terrain en double (et des larmes) avec Rafa, de cinq ans son cadet, à la Coupe Laver.
«Mon dernier match. Ça signifiait tout pour moi que tu sois à mes côtés, pas comme mon rival, mais comme mon partenaire de double. D’avoir partagé le court avec toi ce soir-là, et d’avoir partagé ces larmes, sera à jamais l’un des moments les plus spéciaux de ma carrière.»