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Corée du Sud: un bombardier américain B-1B rejoint les exercices aériens conjoints

AFP

2022-11-05T05:26:50Z

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Un bombardier américain B-1B participera samedi aux exercices aériens en cours en Corée du Sud, menés conjointement par Séoul et Washington, a déclaré à l’AFP un responsable du ministère de la Défense sud-coréen.

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«B-1B est programmé pour participer à l’entraînement de l’après-midi», a précisé ce responsable, sans donner plus de détails sur cette démonstration de force, qui suit la campagne de lancement de missiles menée par la Corée du Nord.

Le B-1B est un bombardier supersonique peu détectable par les radars, capable de voler à très basse altitude et d’emporter des armes nucléaires.

L’armée sud-coréenne avait annoncé vendredi avoir déployé quelque 80 avions furtifs, après avoir détecté 180 avions de combat nord-coréens – nouvel épisode spectaculaire des tensions croissantes dans la péninsule coréenne où Séoul et Washington dirigent conjointement des exercices militaires.

L’état-major interarmées avait également annoncé que les avions mobilisés pour les exercices militaires étaient «prêts» à décoller.

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Ces exercices aériens conjoints ont été prolongés jusqu’à samedi, après le tir, apparemment raté, d’un missile balistique intercontinental (ICBM) lancé jeudi par la Corée du Nord.

Au Conseil de sécurité, les États-Unis ont dénoncé vendredi les tirs répétés de missiles par la Corée du Nord, qui «tournent en ridicule» le Conseil de sécurité de l’ONU et qui impliquent selon eux la complicité de la Russie et de la Chine, alliées de Pyongyang.

Le secrétaire général de l’ONU António Guterres a exhorté la Corée du Nord, par la voix de son porte-parole, à «s’abst[enir] immédiatement de tout acte de provocation et [à] se conform[er] pleinement à ses obligations découlant des résolutions du Conseil de sécurité».

Il s’est dit «profondément préoccupé par les tensions sur la péninsule coréenne et la poussée d’une rhétorique de confrontation», a insisté son porte-parole Stéphane Dujarric.

Pyongyang a tiré une trentaine de missiles mercredi et jeudi, dont un a terminé sa course près des eaux territoriales du Sud pour la première fois depuis 1953, soit la fin de la guerre de Corée.

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a parlé d’une «invasion territoriale de fait».

La Corée du Nord considère depuis toujours les manœuvres militaires américano-sud-coréennes comme des répétitions générales à une invasion de son territoire ou à un renversement de son régime.

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