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Confrontation des 4 nations: ont-ils vraiment leur place?

Getty Images via AFP

Étienne Bouchard

2025-02-06T05:00:00Z

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Chaque sélection de joueurs réalisée en prévision d’une compétition d’envergure est toujours teintée de jugement et de subjectivité, et celles effectuées en prévision de la Confrontation des 4 nations peuvent donner lieu à plusieurs débats chez les partisans ou même les journalistes. 

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Comme nous l’avons vu et entendu à maintes reprises, certains choix considérés comme étranges aux yeux de certains observateurs font jaser dans les chaumières, surtout si les patineurs privilégiés aux dépens d’autres hockeyeurs ne livrent pas la marchandise. Il suffit d’en parler aux dirigeants de l’équipe canadienne, qui a subi l’élimination en quart de finale du récent Championnat mondial de hockey junior après avoir laissé à la maison quelques-uns des meilleurs patineurs U20 du pays.

Les quatre formations participantes de la Confrontation des 4 nations souhaitent évidemment éviter de vivre une mésaventure similaire lors de la compétition qui se déroulera du 12 au 20 février. Toutefois, avant même la mise au jeu inaugurale, des interrogations subsistent ici et là. Voici d’ailleurs des noms d’invités qui font sourciller les amateurs de hockey.

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Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

Samuel Montembeault, Canada

La simple mention du gardien du Canadien de Montréal pourrait nous valoir une volée de bois vert de la part de ses plus fidèles défenseurs. D’accord, la portion initiale du tournoi aura lieu au Centre Bell, et la présence d’un porte-couleurs du Tricolore – un Québécois de surcroît – est loin de diminuer l’intérêt du public local à l’égard de l’événement. Et, Montembeault a amplement fait sa part pour garder le CH dans la course aux séries.

Mais il a peut-être joué de chance en profitant d’une sélection annoncée au début décembre. Car depuis ce temps, Logan Thompson se déguise en muraille devant la cage des Capitals de Washington. L’Albertain affichait un taux d’efficacité de ,923 et une moyenne de buts alloués de 2,18 en date de vendredi.

De son côté, Montembeault se trouvait dans l’ordre à ,899 et à 2,99 pour ces deux statistiques. Des amateurs diront que les deux autres cerbères du Canada Adin Hill et Jordan Binnington n’affichent pas des chiffres tellement plus éclatants. Néanmoins, les deux hommes ont un argument de poids, contrairement à «Monty»: une bague de la Coupe Stanley.

Et ailleurs dans la Ligue nationale, les prouesses de Darcy Kuemper (Kings de Los Angeles) et de Mackenzie Blackwood (Avalanche du Colorado) ne sont pas à dédaigner.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Joel Armia, Finlande

Décidément, les partisans du CH n’aimeront pas cet article! De prime abord, reconnaissons l’amélioration du rendement de Joel Armia depuis deux ans. Toutefois, cela justifie-t-il une présence dans l’équipe finlandaise? Quelques amateurs affirmeront que si ça n’avait pas été l’attaquant du Canadien, ça aurait été «le traître» Jesperi Kotkaniemi. Soit. Il reste que le numéro 40 est loin d’offrir des buts et des points à la tonne comme ses compatriotes Mikko Rantanen, Aleksander Barkov et Sebastian Aho. Sur le plan offensif, sa meilleure récolte à vie est de 30 points. S’il était originaire d’un autre pays, il est fortement probable que l’ailier aurait été ignoré. Sans surprise, il devrait évoluer au sein du quatrième trio de son équipe.

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Brock Nelson, États-Unis

Maintenant, pourquoi ne pas calmer la «colère» des amateurs du Bleu-Blanc-Rouge en évoquant un joueur que Cole Caufield pourrait facilement remplacer au sein de Team USA? Le franc-tireur du CH n’a pas reçu son carton d’invitation, contrairement à Brock Nelson. Déjà, ce valeureux soldat des Islanders de New York n’est pas très aimé à Montréal : vous vous souvenez bien de son match de quatre buts du 4 novembre 2021 au Centre Bell?

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Le joueur de centre de 33 ans a des arguments qui militent en sa faveur, notamment ses trois saisons d’au moins 30 buts qu’il a présentées à son employeur avant celle-ci. En revanche, si on s’en tient au présent, c’est moins reluisant et flatteur pour lui. Avant les duels de vendredi, il comptait 16 buts et 33 points en 53 joutes.

Et Caufield? En 54 matchs derrière la cravate, il revendiquait 26 filets et 49 points.

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Chris Kreider, États-Unis

Retrouvons la faveur de tous les «fans» du Canadien, en particulier ceux de Carey Price! Avec seulement 19 points en 45 parties en date de vendredi, Chris Kreider fait figure de parent pauvre à côté de ses coéquipiers américains. Il avait totalisé 16 buts, ayant traversé une séquence de six affrontements sans toucher la cible avant de marquer mercredi. Jason Robertson et Tage Thompson sont au nombre des gens dignes d’intérêt que les dirigeants de l’équipe des États-Unis ont refusés.

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Chris Kreider ne rajeunit pas à 33 ans et ses ennuis expliquent pourquoi les Rangers de New York accusent un sérieux retard dans la course aux séries.

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Brandon Hagel, Canada

Revenons au Canada. Connor Bedard, le premier choix au repêchage amateur 2023, tout comme Mark Scheifele et ses plus de 30 buts, ne seront pas à la Confrontation des 4 nations. Mais le «pas tout à fait célèbre» Brandon Hagel, oui. Ses chiffres (24 buts et 56 points avant vendredi soir) ne sont pas vilains du tout, mais il est peut-être le cas typique du joueur qui doit une fière chandelle à son entraîneur-chef et également à son DG. L’attaquant du Lightning de Tampa Bay a convaincu Jon Cooper et Julien BriseBois, respectivement instructeur-chef et DG adjoint de l’équipe canadienne.

Si on s’appuie uniquement sur la popularité et la renommée, Hagel est loin de constituer un choix unanime. Les partisans auraient sûrement préféré voir Bedard à l’œuvre ou même huer Scheifele à profusion, comme quelques-uns l’ont fait lors de la visite des Jets de Winnipeg au Centre Bell le 28 janvier.

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Travis Sanheim, Canada

Nous n’avons rien contre les vaillants efforts de ce vétéran ayant dépassé les 550 matchs de saison régulière en carrière. L’arrière joue également en moyenne plus de 24 minutes par rencontre et a donc la confiance de l’exigeant pilote des Flyers de Philadelphie, John Tortorella. Cependant, les dirigeants du Canada lui ont fait une place au détriment d’Evan Bouchard, qui a contribué au long parcours des Oilers d’Edmonton en séries 2024. Le puissant tireur continue son excellent travail cette année, car il a récolté plus de 40 points, un total que Travis Sanheim risque de ne pas obtenir.

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Certes, le directeur général de l’unifolié, Don Sweeney, pourra se défendre en affirmant que l’arrière des Flyers s’élance de la gauche, contrairement à Bouchard. Mais n’oublions pas les 18 buts et 82 points de la dernière campagne de celui-ci.

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Gustav Nyquist et Viktor Arvidsson, Suède

La Suède n’échappe pas non plus à la controverse. Gustav Nyquist a inscrit 20 points avec les décevants Predators de Nashville jusqu’ici, tandis que Viktor Arvidsson en a obtenu 18 en 39 parties avec les Oilers d’Edmonton, ce qui est mieux. Sauf que William Eklund a été laissé pour compte en dépit de ses 39 points avec le pire club de la LNH, les Sharks de San Jose.

Nyquist possède une large expérience sur la scène internationale en vertu de trois participations au Championnat du monde et d’une présence aux Jeux olympiques, ce qui a pu jouer en sa faveur. Mais à 35 ans, il semble avoir perdu de son lustre.

- Tous les matchs de la Confrontation des 4 nations seront diffusés à TVA Sports.

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