Tous les résultats
Publicité

Conflit ferroviaire: une entreprise québécoise de camionnage constatait déjà une hausse de la demande

Trans-West a ressenti l’effet du lock-out même s'il a été de courte durée

Patrick Gagnon, gestionnaire de Trans-West, a constaté une hausse de 15 % des ventes au cours des dernières semaines.
Patrick Gagnon, gestionnaire de Trans-West, a constaté une hausse de 15 % des ventes au cours des dernières semaines. Photo fournie par Patrick Gagnon, Trans-West
Photo portrait de Mathieu Boulay

Mathieu Boulay

2024-08-23T04:00:00Z

Partager

Une entreprise québécoise de camionnage n’a pas tardé à ressentir l’impact du conflit ferroviaire, même si celui-ci a été de courte durée: elle a constaté une hausse de 15% de la demande dans les dernières semaines.

• À lire aussi: Conflit ferroviaire au Canada: des mois pour s’en remettre pour certaines industries de Québec

• À lire aussi: Conflit ferroviaire: pas de hausse prévue du prix de l’essence à la pompe

«Nos clients sont plus prévenants qu’autre chose, explique Patrick Gagnon, gestionnaire de Trans-West. Ils tâtent le terrain pour voir nos disponibilités, mais il y a aussi des clients qui nous ont confirmé des voyages.»

Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

Cette hausse est survenue en pleine période creuse pour la compagnie qui se spécialise dans le transport des fruits et des légumes en provenance des États-Unis.

«Ce qui se passe est un peu un couteau à double tranchant, précise-t-il. On ne veut pas tout accepter parce qu’on veut continuer de bien servir nos clients habituels.»

Publicité

Les dirigeants de Trans-West ont aussi constaté un volume d’appels plus élevé dans les dernières semaines en raison des mauvaises nouvelles qui circulaient dans les médias au sujet des négociations dans le transport ferroviaire. Visiblement, les entreprises étaient bien préparées à l’éventualité d’une grève ou d’un lock-out.

Des limites au camionnage

D'autres entreprises de camionnage ont elles aussi remarqué un regain d'intérêt pour leurs services.

«On va tenter de répondre à certaines augmentations de volume, mais on n’a pas encore une idée précise de quel ordre elles vont être», affirme le PDG de l'Association du camionnage du Québec (ACQ), Marc Cadieux. 

«Certains de nos membres ont eu des demandes de leurs clients pour des voyages supplémentaires. Leurs clients réguliers seront privilégiés.»

Le camionnage a toutefois ses limites en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui secoue cette industrie depuis quelques années. De plus, certaines matières se transportent très mal par camion.

«L’industrie du camionnage ne sera jamais capable de tout supporter. Il y a des marchandises comme des produits de vrac ou des produits céréaliers qui ne sont pas transférables», mentionne M. Cadieux.

La complexité des produits liquides

Même si les trains transportent seulement le tiers de la production d’essence, c’est loin d’être évident si l’on tente de la transporter par camion. C’est la même chose pour tous les liquides.

«Pour vider ou transporter un wagon-citerne, il faut trois camions-remorques, explique le président de Truck Stop Québec, Benoit Therrien. On ne peut pas y arriver.»

L’ancien camionneur appuie le PDG de l’ACQ: le camion ne peut pas remplacer le train à 100% pour plusieurs raisons.

«Un camionneur ne peut pas travailler plus de 16 heures par jour, dont 13 heures de conduite. Les chauffeurs ne pourront pas travailler 24h sur 24.»

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité