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Grève et lock-out ferroviaires: un travail de diplomatie en cours à Ottawa

Agence QMI

2024-08-22T16:27:03Z

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Si le ministre du Travail veut faire adopter une loi spéciale pour régler le conflit ferroviaire, il n’aura pas d’autre choix que de s’engager dans un travail de diplomatie afin de convaincre d’autres parties, juge un avocat en droit du travail.

«J’ai compris que du côté du NPD, on était plus ou moins frileux à envisager une loi spéciale», a indiqué Me Claude Gravel en entrevue à LCN, jeudi.

Quelques heures plus tôt, des employés du Canadien National (CN) et du Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) se sont retrouvés en lock-out depuis 00h01, une menace qui planait depuis plusieurs jours.

«Il y a un travail de lobby, de diplomatie incessant pour trouver une voie de passage», a souligné l’avocat au sujet des mesures qui peuvent être mises en place du côté d’Ottawa.

«Idéalement, il faudrait que les parties consentent à désigner un tiers pour trancher les différends», a-t-il ajouté.

Il s’agit de la première fois que les deux compagnies ferroviaires se retrouvent en négociation en même temps pour le renouvellement de leur contrat de travail.

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«Ce qui est surprenant, autant la partie syndicale que la partie patronale ont convenu au mois de mars dernier que dans l’éventualité où il y [aurait] une grève ou un lock-out, les conséquences associées à l’exercice des droits de l’un ou de l’autre ne [mettraient] pas en péril la santé ou la sécurité de la population canadienne de manière éminente», a expliqué Me Gravel.

Face à cette entente, Ottawa avait saisi le Conseil canadien des relations industrielles en mai dernier afin de demander si des mesures pour maintenir les services essentiels pouvaient être mises en place.

Le Conseil a toutefois tranché au début du mois d’août que cela n’était pas essentiel puisqu’il n’y avait pas de péril imminent.

«Il y a toute une trame de fond qui est derrière ce à quoi malheureusement on assiste aujourd’hui. Il y a eu énormément de travail en conciliation pour éviter ce qui se passe», a souligné l’avocat.

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