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Conflit au Moyen-Orient: l’entrée des Houthis pourrait élargir la guerre

Photo portrait de Mina Collin

Mina Collin

2026-03-28T22:01:41Z

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Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, sont entrés en guerre au Moyen‐Orient samedi en visant Israël pour la première fois depuis le début des hostilités, faisant craindre une escalade. Tant que les voies maritimes de la mer Rouge ne sont pas touchées, le pire scénario reste écarté, mais la menace d’un élargissement du conflit demeure bien réelle, prévient un analyste politique.

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La guerre en Iran compte, depuis samedi, un nouveau belligérant : les Houthis, qui ont attaqué Israël avec un tir de missile.

AFP
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L’analyste Georges Mercier souligne que l’implication de ces nouveaux acteurs comporte à la fois des aspects négatifs et positifs, du moins pour l’instant.

« La mauvaise nouvelle, c’est que les Houthis et les milices du Yémen affiliés à l’Iran se joignent au conflit, c’est vrai. La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas pour l’instant attaqué des navires commerciaux dans la mer Rouge », a-t-il souligné sur les ondes de LCN, samedi.

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Les rebelles n’ont pas encore menacé de bloquer le détroit reliant Djibouti au Yémen, rappelle M. Mercier, évitant ainsi une escalade bien plus marquée du conflit.

Courtoisie
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« Parce que c’est quelque chose comme 75 % des exportations européennes qui passent par la mer Rouge et par ces canaux-là. Si on s’attaquait à cela, ce serait très très grave pour l’économie mondiale. Si on se contente d’envoyer des missiles sans succès vers Israël, ce n’est pas le même type d’escalade », a-t-il expliqué.

L’analyste estime toutefois qu’une prise de contrôle de ce détroit par les rebelles houthis s’inscrirait dans une certaine suite logique du conflit et constituerait une étape vers son internationalisation.

« Ce serait aussi une escalade qui, éventuellement, finirait par attirer dans ce conflit-là des pays qui ne veulent pas s’en mêler jusqu’à maintenant, je pense aux pays européens qui restent à distance. Mais si leur propre capacité d’exporter est mise à mal, si leur propre approvisionnement en énergie est mis à mal, il y a un moment où ce conflit a un véritable potentiel de s’internationaliser, donc d’aller chercher plus de belligérants qu’on en a en ce moment », a-t-il déclaré.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.

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