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Guerre en Iran: le moment propice à la conclusion d’une entente serait «désormais révolu»

Photo portrait de Mina Collin

Mina Collin

2026-03-28T20:58:50Z

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Un mois après le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient, les conditions ne seraient plus réunies pour conclure une entente favorable à Washington, alors que l’Iran dispose désormais d’un levier stratégique majeur, soutient un analyste politique.

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Alors que les États-Unis ont multiplié les tentatives pour mettre fin au conflit avec l’Iran, notamment en lançant des ultimatums et en proposant un plan de paix, l’analyste politique Georges Mercier souligne que Washington souhaiterait sans doute conclure une entente satisfaisante qui lui permettrait de revendiquer une victoire.

« Le grand problème, c’est peut-être que la fenêtre d’opportunité pour une telle entente, elle est fermée désormais », a toutefois soulevé M. Mercier, à LCN, samedi.

Selon l’analyste, lors des premières semaines du conflit, Donald Trump aurait pu se retirer.

AFP
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« Lorsqu’on avait réussi, ce qu’on réussit encore à faire, à détruire beaucoup d’installations militaires, on aurait pu dire du côté américain et peut-être même israélien : “Regardez, nous avons sévèrement dégradé leurs capacités. C’était le but de l’opération. Nous crions victoire et nous nous retirons” », a-t-il expliqué.

Or, après un mois de conflit, le contexte a changé. Le régime iranien s’est imposé et s’est même renforcé grâce à son contrôle stratégique du détroit d’Ormuz, souligne l’analyste.

«[L’Iran] a un droit de veto sur ce qu’on peut lui faire s’il parvient à fermer le détroit d’Ormuz, tout au moins à empêcher les navires d’y passer, et que donc, il peut prendre l’économie mondiale en otage et avoir une forme d’invincibilité. Ce n’est pas une situation qui est tolérable pour les Américains, parce qu’on se retrouverait avec un régime qui serait paradoxal, malgré le fait que ses missiles ont été endommagés, [un régime] plus puissant et plus fort qu’il ne l’était avant le conflit », a-t-il expliqué.

L’Iran peu pressé de conclure une entente

Georges Mercier souligne qu’en vertu du levier que lui confère le détroit d’Ormuz, l’Iran n’a aucun intérêt à signer une entente avec les États-Unis.

« Parce que ce serait s’avouer vaincu d’une certaine manière alors que le régime n’est pas vaincu, mais ce serait aussi envoyer un signal à la population iranienne que le régime est peut-être moins fort qu’il ne l’est », a-t-il expliqué.

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Il rappelle par ailleurs que le régime iranien est impopulaire auprès de sa population, qui s’était d’ailleurs massivement soulevée en janvier, avant d’être sévèrement réprimée.

« On peut comprendre pourquoi l’Iranien moyen n’a pas envie de sortir dans les rues, d’autant plus que les Américains et les Israéliens, ils peuvent très bien réduire les forces de l’armée iranienne, mais ils ne peuvent pas pour l’instant détruire les milices qui, elles, contrôlent la population. Et ce serait peut-être ça qu’il faudrait faire si on voulait vraiment avoir un soulèvement en Iran », a-t-il ajouté.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.

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