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Complots, nature sauvage et écoterrorisme: Luc Chartrand signe un nouveau thriller policier haletant

«Marées noires»

PHOTO MARTINE DOYON FOURNIE PAR QUÉBEC AMÉRIQUE
Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2025-11-15T12:30:00Z

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L’ex-journaliste Paul Carpentier, héros emblématique des œuvres de Luc Chartrand, reprend du service dans le nouveau thriller policier Marées noires. 

Reclus dans l’île d’Anticosti depuis la mort tragique de sa conjointe et recyclé en garde-chasse, le protagoniste est pris de stupeur lorsqu’il découvre, sur une plage désertée au seuil de l’hiver, une jeune femme à demi morte, rejetée par la mer.

La recueillant chez lui, l’homme s’aperçoit bien vite que la rescapée, dont la mémoire fait défaut, possède d'impressionnantes aptitudes au combat, dignes des agents du KGB, mais traîne aussi dans son sillage une bande de révolutionnaires opérant depuis un sous-marin.

Quand sa pensionnaire disparaît mystérieusement avec sa motoneige, le héros vieillissant, qui n’a rien perdu de son flair, lance sa propre enquête où complots, écoterrorisme et tensions internationales se mêlent, en plein cœur des paysages sauvages du Québec.

«L’intuition initiale est survenue alors que je me trouvais moi-même à l’île d’Anticosti en vacances, il y a trois ou quatre ans. Et puis, à un moment donné, dans ce décor-là, avec son aspect sauvage, isolé, j’y ai vu un théâtre avec un petit côté lugubre, un peu fantastique, hors du commun, au milieu de la mer, resté sauvage de façon assez exceptionnelle», a raconté l’auteur, connu aussi pour ses romans Code Bezhentzi (1998) et L’Affaire Myosotis (2015).

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«Puis est venue l’idée de militants qui préparaient un coup, qui avaient mis la main sur un vieux sous-marin. Je me suis dit assez rapidement que ça pouvait être des écoterroristes, parce que je sais que, dans le monde du militantisme écologique plus poussé ou radical, le sabotage fait partie des discussions», a-t-il poursuivi au cours d'une entrevue avec l'Agence QMI.

Traversée par une dynamique de révolution trotskiste, voire néo-trotskiste, où les frontières entre le bien et le mal se brouillent au gré des vagues, cette nouvelle saga haletante explore les dérives idéologiques tout en livrant un suspense ancré dans le réel.

PHOTO MARTINE DOYON FOURNIE PAR QUÉBEC AMÉRIQUE
PHOTO MARTINE DOYON FOURNIE PAR QUÉBEC AMÉRIQUE

Dix ans se sont déjà écoulés depuis L’Affaire Myosotis, qui avait valu à l’ancien journaliste de Radio-Canada les prix Tenebris, Saint-Pacôme et Arthur-Ellis. Une décennie pendant laquelle l’auteur a pris le temps de construire son nouveau récit, nourri par la rigueur.

Aujourd’hui retraité du journalisme, Luc Chartrand se consacre entièrement à l’écriture. Il a toutefois admis que Marées noires ne s'était pas créé si facilement.

«Je l’ai abandonné plusieurs fois. J’avais du mal à finaliser un bon scénario. Mon premier roman, ça a été un peu comme ça aussi. Mon deuxième avait été plus facile à écrire», a-t-il confié en riant.

«Je pense qu’il y a environ un an, je me suis dit que je lui donnais une dernière chance. [...] J’ai eu besoin de ces petites poussées dans le dos pour vraiment me battre pour lui et ne pas l’abandonner complètement», a ajouté le romancier, fier de ne pas l'avoir lâché, mais surtout fier d'avoir fait de Paul Carpentier «un personnage assez consistant pour durer trois décennies».

Ayant déjà amorcé l’écriture de son prochain ouvrage, Luc Chartrand n’exclut pas la possibilité de pousser un jour ses romans vers le petit ou le grand écran.

Marées noires est paru aux Éditions Québec Amérique.

Marées noires

Luc Chartrand

Québec Amérique

376 pages

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