Ligue américaine: y aura-t-il des séries éliminatoires?
Agence QMI
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L’entraîneur-chef du Rocket de Laval Joël Bouchard ne s’inquiète pas trop de savoir s’il y aura des séries éliminatoires ou non dans la Ligue américaine (LAH) au terme de la saison régulière.
«Il n’y a rien qui a du sens à plusieurs niveaux et ce n’est pas de la faute de personne. C’est la réalité de 2021 avec la COVID, a réagi Bouchard, mercredi, en vidéoconférence. De ne pas avoir de séries, ça fait partie de la liste.»
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Selon certaines informations rapportées par le réseau Sportsnet, la LAH a justement tenu une conférence téléphonique lundi afin de réfléchir sur divers formats à privilégier pour les matchs d’après-saison. Or, les séries éliminatoires, s’il y a, risquent d’être très différentes des précédentes selon toute vraisemblance, car les contraintes relatives à la quarantaine et aux voyages continuent de compliquer la tâche des dirigeants du circuit.
«Pour être franc, séries ou pas, on a l’opportunité de travailler avec les joueurs, de s’ajuster et de voir comment les gars réagissent», a poursuivi l’entraîneur-chef du Rocket, qui souhaite d’abord se concentrer sur la performance et le développement de ses ouailles.
Toujours selon Sportsnet, des séries de la coupe Calder comme celles des dernières années, durant lesquelles les formations canadiennes et américaines pouvaient s’affronter sans problème, sont difficiles à envisager. En plus des règles en vigueur, la viabilité financière du projet poserait problème.
Éliminatoires intrasection?
La ligue plancherait sur une courte phase éliminatoire qui se déroulerait à l’intérieur des sections qu’elle a formées pour la présente campagne. Cette année, la filiale du Canadien de Montréal se trouve dans la division Nord en compagnie de quatre autres formations. Conséquemment, la troupe de l’entraîneur-chef Joël Bouchard continuerait d’en découdre uniquement avec les Senators de Belleville, les Marlies de Toronto, le Moose du Manitoba et le Heat de Stockton.
Quoi qu’il en soit, Bouchard et le Rocket ont bien d’autres désagréments avec lesquels composer. S’il doit présentement se démener avec un seul autre entraîneur à la suite de la récente promotion d’Alex Burrows et du rappel provisoire de Marco Marciano, Bouchard s’inquiète surtout du fait qu’il est difficile pour lui de bâtir un rythme au sein de l’équipe en raison du curieux calendrier. Bien souvent, il doit par ailleurs assurer une rotation parmi ses nombreux joueurs, dont certains sont d’âge junior.
«Jouer au bingo comme ça avec une formation, je n’ai jamais vu ça, a imagé l’entraîneur, qui vante le positivisme de ses joueurs dans ces circonstances inhabituelles. Tu gagnes 5 à 1 et tu changes quatre joueurs dans la formation; je n’ai pas vu ça souvent.»