Comité de discipline de la LNH: Parros va au bâton et se défend
Agence QMI
Partager
Comme il l’a fait durant l’ensemble de sa carrière de bagarreur sur la patinoire, le responsable du département de la sécurité des joueurs, George Parros, a affronté les coups, cette fois devant les journalistes venus le rencontrer mardi matin.
• À lire aussi : « On protège l’agresseur » : Renaud Lavoie en a ras le bol de l’Association des joueurs
• À lire aussi : Edmonton, Calgary et Prague préférées à Montréal pour la Coupe du monde 2028: vive déception chez le Canadien
L’ancien porte-couleurs du Canadien de Montréal a répondu à de nombreuses questions : il faut rappeler que son organisation est ciblée par diverses critiques ces jours-ci, particulièrement en raison de la suspension de cinq matchs imposée au défenseur des Ducks d’Anaheim Radko Gudas, qui a blessé au genou le capitaine des Maple Leafs de Toronto, Auston Matthews, jeudi.
À propos de cette sanction jugée trop clémente par plusieurs observateurs, Parros, un ancien des Ducks, a simplement déclaré : « Je maintiens ma décision ».
« Nous réfléchissons et analysons ces décisions chaque soir, tout au long de la saison, a-t-il également mentionné. Nous avons un processus rigoureux et constant, et un groupe qui travaille sous mes ordres et avec moi évalue chaque action. C’est une équipe très expérimentée. Des joueurs sont là depuis la création du département, sans oublier tous les anciens qui possèdent une riche expérience de la Ligue nationale de hockey et un curriculum vitae impressionnant. »
Conséquemment, Parros ne regrette absolument rien et regarde en avant.
« J’ai donc une grande confiance en notre processus. Nous avons d’excellents décideurs et je pense que les joueurs peuvent avoir confiance en cette équipe. »
Pas surpris
Par ailleurs, le patron du comité de discipline ne se dit nullement étonné de voir l’agent de Matthews, Judd Moldaver, le clouer au pilori. Celui-ci est au nombre des gens estimant la punition de Gudas insuffisante.
« Écoutez, quelqu’un est-il surpris qu’un agent prenne la défense de son joueur ? Pas moi. Il y a des choses horribles qui se disent sur les réseaux sociaux, mais ça ne me concerne pas », s’est-il contenté de préciser.
Selon Parros, le département a toujours sa raison d’être, n’en déplaise à ses détracteurs.
« Nous veillons au respect du règlement et à son application, tant dans sa formulation que sur la glace. L’essentiel est de garantir un environnement sécuritaire pour les joueurs. C’est donc notre priorité absolue. Il s’agit d’assurer cette cohérence, de compter sur des personnes dévouées qui veillent chaque soir à l’application des règles, au bon déroulement du jeu et à son intégrité. »
C’est malheureux, mais...
Ailleurs dans la ligue, la longueur des suspensions n’a sûrement pas fini de susciter maintes réactions, même si le pouvoir décisionnel des joueurs, des entraîneurs et des dirigeants est mince.
« On nous a expliqué un peu le processus. Ça revient tout le temps aux comparables, utilisés devant les reprises vidéo. [...] Si c’était mon meilleur joueur qui était blessé, comme c’est le cas pour les Maple Leafs, je serais extrêmement frustré moi aussi. Mais ça arrive et ce ne sera pas la dernière fois non plus. C’est malheureux de perdre un joueur de la trempe d’Auston Matthews, pas de doute là-dessus », a commenté le DG des Flyers de Philadelphie, Daniel Brière, au journaliste de TVA Sports Renaud Lavoie.