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Collision évitée à l’aéroport JFK : est-il sécuritaire de voler aux États-Unis?

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Anne-Sophie Poiré

Anne-Sophie Poiré

2026-04-24T10:00:00Z

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Les conséquences de la pénurie de contrôleurs aériens aux États-Unis se font sentir jusque de notre côté de la frontière. Une collision impliquant un autre avion d’Air Canada a été évitée de justesse à l’aéroport John F. Kennedy à New York, lundi, moins d’un mois après la mort de deux pilotes canadiens dans des circonstances similaires. Est-il encore sécuritaire de voler chez les Américains ?

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« Il serait très exagéré de dire qu’il n’est plus sûr de prendre l’avion aux États-Unis », affirme d’emblée le directeur de l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile de l’UQAM, Mehran Ebrahimi.

Dans un ciel aussi achalandé que celui de New York, dit-il, les accidents comme les collisions demeurent extrêmement rares par rapport au trafic aérien. 

Le secteur de l’aviation américain accuse néanmoins une importante pénurie de contrôleurs aériens qui s’est aggravée lors des récents blocages administratifs. Les employés déjà surmenés ont alors été contraints de travailler sans salaire.

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Dans ces conditions « peu optimales », souligne Mehran Ebrahimi, le risque d’erreurs se voit ainsi décuplé.

Lundi, des avions d’Air Canada et d’American Airlines ont failli entrer en collision à l’aéroport JFK, à New York, alors qu’ils avaient obtenu l’autorisation d’atterrir sur une piste parallèle.

L’incident est survenu quelques semaines après le décès de deux jeunes pilotes d’Air Canada à la suite d’une collision entre leur appareil et un camion de pompiers sur la piste de l’aéroport LaGuardia, à New York, au moment de l’atterrissage.

Un métier sous haute pression

L’expert en aviation est catégorique : Antoine Forest, 30 ans, et Mackenzie Gunther, 24 ans, n’ont commis aucune faute.

« C’est le contrôleur aérien qui a ordonné au véhicule de traverser la piste. C’est lui qui a l’autorité absolue sur tous les autres acteurs », indique M. Ebrahimi.

Mais avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités, dit-on. Une mauvaise communication ou un moment d’inattention suffisent, donc, pour qu’un accident soit fatal.

« Ce n’est pas un métier facile », admet Mehran Ebrahimi.

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« La plupart des gens qui s’engagent dans la formation échouent et ceux qui obtiennent leur certification doivent composer avec des horaires surchargés et un stress permanent. Les contrôleurs aériens n’ont aucun répit », fait-il valoir.

Et il faut dire que le gouvernement américain ne fait rien pour améliorer la situation. Au contraire.

Plusieurs centaines de contrôleurs aériens ont été licenciés par l’administration de Donald Trump, en février 2025, peu après la collision entre un hélicoptère et un avion de ligne, à Washington, lors de laquelle 67 personnes ont perdu la vie.

Ces mesures justifiées par la volonté d’automatiser le trafic aérien avaient suscité de vives inquiétudes de sécurité.

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