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Claude Lemieux, «un joueur des grandes occasions» pour Jean Perron

Agence QMI

2026-05-28T18:49:07Z

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L’ancien entraîneur du Canadien de Montréal Jean Perron a qualifié de « nouvelle choc » le décès de Claude Lemieux, qu’il a dirigé pendant trois ans avec le Tricolore. 

« C’est la vie parfois, on a de drôles de surprise », a admis Perron, jeudi en après-midi, lors d’un entretien à LCN.

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« J’ai connu de belles années avec cet homme-là », a-t-il souligné avant de se rappeler qu’il l’avait renvoyé dans la Ligue américaine au camp d’entraînement de 1985.

« Finalement, Claude a réussi à tout réussi à virer à l’envers, a-t-il raconté. On l’a monté à la fin de l’année et il a fait exactement comme Patrick Roy. Ils ont été nos deux meilleurs joueurs lors de la conquête de la Coupe Stanley en 1986. »

Lemieux, qui est décédé à seulement 60 ans, « a été tout un joueur de hockey dans la Ligue nationale » et « un joueur des grandes occasions », a insisté Perron.

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Avec 786 points en 1215 matchs dans la LNH, et quatre Coupes Stanley avec trois équipes différentes, Lemieux était, à sa manière bien particulière, un joueur d’impact.

« C’était un gars qui était dérangeant, qui était capable de tout faire sur une patinoire », a-t-il rappelé.

Reconnu comme une peste hors-pair, celui qui était surnommé « Pépé » s’est fait une réputation lors des séries de 1986 en marquant de très gros buts, dont son fameux but gagnant lors du septième match contre les Whalers de Hartford, mais aussi pour sa capacité à rendre fous ses adversaires.

« Il avait enragé les Bruins de Boston au maximum, et les Whalers de Hartford, qu’on avait battus, a expliqué Perron. Ils avaient dit aux Rangers de New York (l’adversaire suivant du CH) de ne pas se préoccuper de lui. »

« James Patrick était capitaine des Rangers, il ne s’était jamais battu et a décidé de s’en prendre à Claude Lemieux, a-t-il poursuivi. Claude lui avait sacré une volée. Tout le monde disait que Claude Lemieux n’était pas capable de se battre. Mais il a donné une volée au capitaine des Rangers de New York. »

« La même affaire est arrivée en finale contre les Flames de Calgary, a également relaté l’ancien coach. Jim Peplinski, qui était le capitaine des Flames, s’est était pris à lui. Ses doigts étaient arrivés pas loin de la bouche de Claude, qui l’avait mordu. Peplinski a eu une inflammation des doigts et n’a pu jouer les deux parties suivantes ! »

Bref, Claude Lemieux était un phénomène. Son retour au jeu en 2009 à 43 ans, cinq ans après sa retraite, a aussi grandement impressionné Perron.

« C’était un gars d’une capacité physique extraordinaire », a révélé Perron.

« Après ma carrière, j’ai pu diriger les anciens Canadiens lors de diverses occasions, et Claude Lemieux, avec Stéphane Richer, quand on les mettait sur la glace en même temps, ils avaient encore l’air de deux gars de la Ligue nationale dans leur “prime” », s’est souvenu l’homme de hockey.

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.

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