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Claude Julien lance une flèche à la LNH

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2021-02-07T02:27:50Z

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Perdre un match contre la pire équipe de la LNH, ça se peut. On arrive mal préparé, on prend l’adversaire à la légère, on se fait surprendre. S’incliner deux fois de suite est inacceptable.

Or, c’est bien ce qui a failli arriver au Canadien. Défaite jeudi, la troupe de Claude Julien a eu besoin de tout son petit change pour venir à bout des Sénateurs. 

Il a même fallu que le Franco-Ontarien hausse le ton entre les deuxième et troisième périodes pour redonner un peu de vigueur à ses ouailles. Il faut dire que celles-ci s’étaient tirées dans le pied en écopant de trois punitions au cours de la deuxième période.

Jusque-là dominant avec une mitraille de 19 tirs au cours des vingt premières minutes de jeu, le Canadien est alors devenu beaucoup plus passif.

«Ça leur a donné du vent dans les voiles et du momentum. Nous avons réussi à tuer ces trois punitions. C’était très important. Par contre, ça leur a donné de l’énergie et nous a, un peu, mis sur les talons», a déclaré Julien au terme de ce gain serré.

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Le vent, il a carrément tourné, les Sénateurs ayant le meilleur résultat au chapitre des tirs, 27 à 13, lors des deux derniers engagements.

Un adversaire coriace 

La bonne nouvelle, c’est justement là qu’elle se trouve. Habitué à gagner des matchs à sens unique depuis le début de la campagne, le Tricolore a trouvé le moyen de résister aux assauts de l’adversaire et de protéger sa mince avance.

Oui, les Sénateurs sont loin de former une puissance dans le circuit, mais leur éthique de travail leur permettra assurément de remporter quelques matchs au cours des prochaines semaines.

«Gagner des matchs 5 à 1 ou 5 à 2, c’est beau. Mais un moment donné, tu dois réussir à gagner des matchs serrés. Les Sénateurs ont travaillé très fort dans ces deux matchs contre nous. Il faut apprendre à jouer ce genre de match», a souligné Julien, pour qui il s’agissait de la 200e victoire derrière le banc du Canadien.

Un autre coup à la tête 

Pour la troisième fois en un peu plus de trois semaines, Julien a vu l’un de ses troupiers recevoir ce qui avait toutes les apparences d’une mise en échec à la tête.

Cette fois, Jake Evans a été la cible d’Erik Gudbranson. Comme ce fut le cas lorsque Jesperi Kotkaniemi a reçu l’épaule de Dillon Dube sur le museau, aucune punition n’a été décernée sur la séquence.

Déçu de la décision du département de la sécurité des joueurs dans les deux premiers cas, le pilote du Canadien s’est gardé de prédire ce qu’il adviendrait du défenseur des Sénateurs.

«On ne semble pas avoir souvent la même opinion [que les décideurs de la ligue]. Tu le vois que c’est un coup d’épaule à la tête d’Evans, mais je ne sais pas si on va trouver une raison pour déterminer que le contact était inévitable», a-t-il glissé, dans une réponse qui en disait long sur son niveau de satisfaction vis-à-vis du travail de George Parros.

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