Cinq moments disgracieux dans l’histoire du sport canadien

TVA Sports
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Le milieu du sport canadien a été secoué, mercredi, par les révélations au sujet d’une affaire d’espionnage par drone commis par des employés de l’équipe féminine de soccer à l’approche des Jeux olympiques.
Un drone aurait survolé l’entraînement de l’équipe de la Nouvelle-Zélande, premier adversaire des Canadiennes lors du tournoi olympique. Bilan de la controverse : une arrestation, l’entraîneuse Bev Priestman se retire pour un match et le Comité international olympique lancera une enquête à ce sujet.
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Non, ce n’était pas un jour glorieux pour le sport canadien alors que les Jeux n’ont même pas encore commencé.
Des jours comme ça, le sport canadien en a connu d’autres au fil des décennies.
Voici cinq autres moments tristement mémorables dans l’histoire du sport au pays :
Ben Johnson sprinte vers la honte
Il s’agit sans doute du scandale sportif le plus célèbre de l’histoire du pays : le 24 septembre 1988, aux Jeux de Séoul, le sprinteur canadien Ben Johnson remporte le 100 mètres de façon éclatante. Puis, dans les jours suivants, un test d’urine révèle la présence de stanozolol, un stéroïde anabolisant dérivé de la testostérone. Johnson perd sa médaille d’or et est ensuite suspendu. L’histoire fait le tour du monde plusieurs fois et Johnson ne retrouvera plus jamais le haut niveau, ni sa réputation.
Toxique gymnastique
Gymnastique Canada a connu des moments difficiles, en 2022, lorsque 508 gymnastes du pays ont dénoncé dans une lettre la «culture toxique» et les «pratiques abusives» auxquelles ils et elles ont fait face. Des histoires d‘abus physiques et sexuels ont fait surface. Plusieurs gros bonnets, dont le chef de la direction de Gymnastique Canada, Ian Moss, en ont payé le prix en perdant leur emploi. Puis, à la fin de l’année 2023, les autorités canadiennes ont mis en place une commission indépendante sur le sport chargée d'examiner les abus après plusieurs scandales ces dernières années au sein des fédérations nationales. Un oeil au beurre noir pour le sport canadien, à n’en point douter.
Geneviève Jeanson et l’EPO
«Je n’ai jamais pris d’EPO de ma vie», assurait la cycliste québécoise Geneviève Jeanson, en novembre 2003, alors qu’elle était soupçonnée d’utiliser de l'érythropoïétine (EPO) afin d’améliorer ses performances. La jeune femme, qui brillait depuis quelques années dans le monde du cyclisme, a ensuite vu sa carrière dégringoler à mesure que les soupçons, malgré ses dénégations, se sont empilés à son sujet. Suspendue en 2006, elle a ensuite choisi de prendre sa retraite. Elle a fini par admettre à Radio-Canada, en 2007, qu’elle s’était bel et bien dopée et ce, depuis l’âge de 16 ans. Elle a aussi révélé, par la suite, tous les abus dont elle a été victime durant sa carrière aux mains de son entraîneur de l’époque, André Aubut.
Cinq hockeyeurs et une victime
En juin 2018, cinq hockeyeurs d'Équipe Canada junior auraient commis un viol collectif dans une chambre d’hôtel de London après un gala soulignant leur conquête de la médaille d’or au Championnat du monde de hockey junior de l’hiver précédent. Accusés d'agression sexuelle, Michael McLeod, Cal Foote, Carter Hart, Dillon Dube et Alex Formenton ont tous plaidé non coupable en janvier dernier et un procès doit encore avoir lieu. Hockey Canada s'est aussi couvert de honte dans cette histoire, alors qu'il a été révélé que l'organisation possédait un fonds de réserve, financé par le biais des frais d’inscription au hockey mineur, qui servait entre autres à couvrir les réclamations concernant les cas d’inconduite sexuelle. Hockey Canada aurait aussi essayé d'étouffer l'affaire avant qu'elle n'éclate au grand jour. Une histoire laide, de bout en bout.
Marcel Aubut en disgrâce
L’avocat Marcel Aubut a toujours été un homme d’action, ce qui lui a permis de connaître une grande carrière avant de connaître une véritable chute en 2015 alors qu’il était président du Comité olympique canadien. Selon ce qu’a révélé une enquête indépendante réalisée à l’époque, une majorité d’employés du COC avait admis avoir été victimes ou témoins de harcèlement sexuel de sa part. Aubut avait dû démissionner de son poste à la suite du dépôt d’une plainte en septembre 2015. L’ancien président des Nordiques de Québec fait profil bas depuis.