Cinq buts en finale : Jordan Staal est «hot» au bon moment
Il en marqué deux mardi soir

Dave Lévesque
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LAS VEGAS | Avec son deuxième but du match, Jordan Staal a permis aux Hurricanes de retourner à la maison avec une série égale 2 à 2.
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Quand il a marqué le quatrième but des siens, tôt en troisième période, le capitaine des Hurricanes l’a fait de manière spectaculaire. Il a décoché un tir du revers tout en tombant, le genre de scène que l’ami Réjean Tremblay aurait pu imaginer pour Pierre ou Guy Lambert dans un septième match de la Coupe Stanley avant que le National soulève la Coupe.
Alors quand il a fini sa course, Staal s’est retrouvé sur le ventre dans l’enclave en zone adverse et le temps s’est arrêté pendant un instant.
« Pour une seconde je n’étais pas sûr si la rondelle était entrée. J’étais dans mon petit monde et ensuite j’ai crié très fort », a-t-il raconté avec un large sourire en conférence de presse après la victoire de 5 à 3 de son équipe.
Le vétéran de 37 ans a marqué dans chacun des quatre matchs de la finale et compte cinq buts depuis le début de celle-ci.
« C’est un bon moment pour être hot offensivement », a-t-il laissé tomber.
Serré
Encore une fois, on a eu droit à un match des plus serré qui ne s’est pas terminé par un écart d’un but, comme les trois autres, simplement parce que les Hurricanes ont marqué un but un peu chanceux dans un filet désert.
« C’est fou, ça fait beaucoup d’émotions, de haut et de bas, a admis Staal. Je suis fier du groupe et de la manière dont nous avons amorcé la troisième période après une deuxième un peu moins solide. »
Parce que les Canes sont rentrés au vestiaire avec une avance de 3 à 1 après vingt minutes, mais ont laissé les Golden Knights revenir dans le coup avec deux buts sans réplique dans la période médiane.
Rod Brind’Amour a admis sans détour qu’il avait du mal à apprécier la victoire parce que la partie avait été très serrée tandis que Nikolaj Ehlers a tenté de relativiser les choses.
« Les changements d’avance sont stressants pour dire le moindre. Ça démontre que si tu lèves le pied juste un petit peu, l’adversaire va en profiter. Mais c’est très amusant de vivre ça.
« J’ai dit à mes parents hier soir qu’il faut comprendre qu’on joue en finale de la Coupe Stanley et que c’est peut-être la dernière fois même si c’est ma première fois en onze saisons. »
Bonne décision
Après avoir joué à la cachette pendant deux jours, Brind’Amour a finalement délégué Brandon Bussi devant le filet pour amorcer la rencontre. Frederik Andersen n’était même pas en uniforme puisque c’est le troisième gardien de l’équipe Pyotr Kochetkov qui était l’adjoint de Bussi.
« J’ai eu une conversation avec mon entraîneur des gardiens et on pensait qu’il fallait lui donner une pause et si on l’habillait comme adjoint, ce n’était pas vraiment une soirée de congé », a résumé Brind’Amour.
Et quand Bussi a-t-il su qu’il amorcerait son premier match de séries éliminatoires en carrière ?
« Je ne vais pas trahir Rod, ce qui est important, c’est que j’ai appris à un certain moment que j’allais jouer », a dit le gardien de 27 ans qui semblait brûlé après sa performance de 18 arrêts sur 21 tirs.
« Offrir une performance comme celle-là après ne pas avoir joué depuis un bon moment, c’est impressionnant », a mentionné Ehlers.
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