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Le rafraîchissant côté obscur de la force des Seahawks

Leonard Williams et Demarcus Lawrence ont été deux membres du redoutable front défensif des Seahawks, qui a brillé au Super Bowl 60 face aux Patriots.
Leonard Williams et Demarcus Lawrence ont été deux membres du redoutable front défensif des Seahawks, qui a brillé au Super Bowl 60 face aux Patriots. Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-02-09T18:13:48Z

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SANTA CLARA | Cette saison, les Seahawks ont adopté le sobriquet «Dark Side» pour leur défense, en référence au côté obscur de la force de la célèbre série de films Star Wars. La performance exceptionnelle de cette unité au Super Bowl LX a eu le mérite de rafraîchir au goût du jour un cliché qui semblait parfois usé: la défense gagne des championnats.

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Dans Star Wars comme dans bien d’autres scénarios opposant les forces du bien aux forces du mal, les méchants finissent plus souvent qu’autrement par manger leurs bas. Cette fois, Darth Vader a étranglé sans pitié ses adversaires, les laissant suffoquer sous son emprise impériale.

Il y en a eu, de bonnes performances défensives dans les dernières années. L’an passé, la défense des Eagles a malmené l’attaque des Chiefs. Il y a cinq ans, les Buccaneers aussi avaient réservé ce traitement à ces mêmes Chiefs.

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Ce que l’entraîneur-chef Mike Macdonald a construit avec les Seahawks semble toutefois très spécial.

L’entraîneur-chef des Seahawks, Mike Macdonald, a contribué à transformer rapidement l’identité de l’équipe après seulement deux ans à la barre.
L’entraîneur-chef des Seahawks, Mike Macdonald, a contribué à transformer rapidement l’identité de l’équipe après seulement deux ans à la barre. Getty Images via AFP

Dimanche, il est devenu le premier entraîneur-chef de l’histoire qui effectue lui-même les appels de jeux défensifs à remporter le Super Bowl.

Il ne faut surtout pas oublier qu’il n’en est qu’à sa deuxième saison. Macdonald avait auparavant dirigé la défense des Ravens de 2023, qui avait accordé le moins de points dans la ligue. Il a refait le coup cette année comme patron des Seahawks.

Avant lui, seuls Bill Belichick et Chuck Noll avaient dirigé des défenses classées au premier rang comme coordonnateur défensif et ensuite comme entraîneur-chef. Aussi bien dire qu’il se hisse dans un cercle très sélect.

Un retour en force

Revenons-en au fameux dicton voulant que l’attaque vend des billets, mais que la défense gagne des championnats. Pendant des années, c’était la réalité. Mais à une époque où les quarts-arrières et les jeunes stratèges offensifs obtiennent toute l’attention, ce que les Seahawks et Macdonald ont accompli détonne.

Depuis 2009, seulement deux entraîneurs-chefs spécialisés en défense avaient remporté le Super Bowl. Il s’agit de Bill Belichick (2014, 2016 et 2018) et Pete Carroll (2013). C’est donc dire que dans les six dernières années, les génies offensifs ont eu le dessus.

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Une tendance évidente à embaucher de jeunes gourous à l’attaque pour entourer les quarts-arrières a été observée à peu près partout.

Après la présente saison, 10 postes d’entraîneurs-chefs étaient disponibles aux quatre coins de la NFL. Seulement trois de ces postes ont été donnés à des entraîneurs à vocation défensive. Comme si l’attaque, c’était la solution à tout prix!

C’est en ce sens que la domination défensive des Seahawks avec un entraîneur défensif est rafraîchissante.

Cette équipe a inscrit 101 points contre 46 lors des éliminatoires. C’est la première fois depuis la redoutable machine défensive des Buccaneers de 2002 qu’une équipe termine un parcours éliminatoire avec au moins 100 points marqués et moins de 50 accordés.

Après le match, le joueur de ligne défensive Leonard Williams s’est fait demander si la défense «Dark Side» actuelle se situait au niveau de la «Legion of Boom» des Seahawks des années 2010.

«On ne peut que respecter ce que nos prédécesseurs ont accompli à Seattle pour établir le standard. Maintenant, c’est à nous d’établir le nôtre», a-t-il dit.

Des paroles sages et modestes, mais tout indique que la génération actuelle des Seahawks a tout pour perdurer et ramener la défense à l’avant-plan dans la ligue.

Et les Patriots...

Le quart-arrière des Patriots, Drake Maye, s’est constamment retrouvé sous pression face à la défense des Seahawks.
Le quart-arrière des Patriots, Drake Maye, s’est constamment retrouvé sous pression face à la défense des Seahawks. Getty Images via AFP

Un petit mot en terminant sur les Patriots, qui n’ont certainement pas à rougir de leur saison. Leur progression a été tout simplement remarquable.

Il ne faut pas conclure pour autant que cette équipe retournera tout de suite au Super Bowl. Peut-être que oui, mais rien n’est garanti, contrairement à ce que bien des partisans des Pats endeuillés prétendent dans un élan d’optimisme qui les honore.

Drake Maye est porteur d’espoir, mais plein de bons quarts-arrières par le passé ont atteint le grand match en début de carrière sans jamais y retourner. Dan Marino, Aaron Rodgers, Donovan McNabb et Cam Newton ne sont que quelques exemples.

De toute façon, si les Patriots veulent que Maye survive à long terme, il faudra le protéger avec une ligne offensive décente.

Le bloqueur recrue Will Campbell est bourré de potentiel, mais sa première saison a été difficile, particulièrement au Super Bowl, où il a été intimidé comme un gamin chétif dans la cour d’école d’un quartier dangereux.

Les Patriots sont bien dirigés par Mike Vrabel. Ils rebondiront, mais la compétition ne sera pas moins féroce.

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