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Charles Jourdain est devenu «l’homme qui donne tout»

Agence QMI

2026-03-19T22:56:33Z

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Le combattant québécois Charles Jourdain surfe sur une séquence de deux victoires depuis qu’il est passé chez les poids coqs et c’est un homme nouveau qui sautera dans l’octogone pour y affronter l’Américain Kyler Phillips, le 18 avril prochain, lors du gala « UFC Fight Night » à Winnipeg. 

« Je suis dans un camp d’entraînement, il reste à peu près un mois avant le combat, a-t-il indiqué lors d’un entretien diffusé jeudi à “JiC“. Je suis extrêmement ”lean” (maigre), sans en montrer trop, mais vous voyez, il y déjà des côtes et j’ai une vingtaine de livres à perdre pour le prochain combat. »

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Il y aurait lieu de croire que le bagarreur de 30 ans se fait violence pour arriver à ses fins, mais il ne voit pas du tout la chose comme ça.

« Je ne le vois pas comme de la souffrance, je le vois comme de la discipline », a-t-il expliqué. Après s’être battu à 145 livres toute sa carrière, il a maintenant beaucoup plus de facilité à 135, « dans le poids où j’aurais toujours dû combattre ».

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« Je suis maintenant dans ma catégorie avec deux grandes victoires et l’UFC m’a offert ma chance de monter dans le top 15 au monde », a-t-il précisé.

Ce revirement de situation est survenu après une remise en question et un événement marquant.

« J’avais perdu par décision partagée, puis j’avais subi un T.K.-O. de Jean Silva, qui est le numéro 5 au monde en ce moment, a-t-il expliqué. Je suis revenu chez moi et je me suis dit “ok, je ne sais plus si j’aime ça tant que ça, je ne sais pas si j’ai l’étoffe de continuer “. Quelques semaines après ça, ma femme arrive, puis elle me dit, ”Charles, je suis enceinte”. »

C’est le genre de nouvelle qui change un homme. Du moins, un homme digne de ce nom.

« J’ai dit “ok, quel genre de père je veux être ? Est-ce que je vais être le père qui a abandonné ou je vais être le père qui a tout donné ?” J’ai décidé de prendre la voie de l’homme qui donne tout et de tout donner », a-t-il révélé.

« Je suis assez honnête pour dire que je n’avais pas fait ça pendant ma carrière, a-t-il continué. Je n’avais pas pris ma carrière au sérieux. Je fumais, je dormais mal, je ne m’entraînais pas assez physiquement, mais j’ai tout le temps été quelqu’un de doué, je m’assoyais sur mon talent. »

« Le fait de devenir père, le fait de devenir un homme, fait de moi une personne incroyablement plus dangereuse pour mes adversaires et incroyablement plus forte », a-t-il ensuite résumé.

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Une mentalité améliorée

Lecteur avide, Jourdain a découvert la psychologie adlérienne et la téléologie.

« Ton idée du futur est plus importante que ton passé », a-t-il illustré.

« Où je veux m’en aller va dicter la personne que je suis présentement, a ajouté le combattant. Donc j’ai joué avec cette idée-là, ça a boosté mon niveau de sagesse, de persévérance et ça a augmenté ma capacité à aimer la vie. Donc j’ai seulement 30 ans, mais je commence à bien danser avec l’art de vivre. »

Les années passent, mais Jourdain est convaincu de se bonifier.

« Aujourd’hui, je suis au faîte de ma carrière, invaincu dans cette nouvelle catégorie-là, a-t-il rappelé. Et je pense que c’est une récollection de tous les hauts et les bas que j’ai vécus et j’ai toujours décidé de continuer, j’ai toujours donné mon 110 %. Tu sais, quand on dit que les Québécois, ils ont une espèce de feu, bien, j’ai réussi à rallumer cette étincelle-là lorsque j’ai fait le changement de catégorie, la venue de mon fils, etc. »

Contre « la matrice »

Jourdain se voit très bien accéder à un combat de championnat un jour, mais dans l’immédiat, il doit se concentrer sur Kyler Phillips, un combattant qui a perdu ses deux dernières batailles.

« Ils l’appellent “la matrice”, a-t-il indiqué. Pourquoi ? Parce qu’il est incroyablement, je dirais, versatile et, on pourrait dire, un petit peu ninja. C’est quelqu’un qui bouge beaucoup, quelqu’un qui est très évasif. »

À l’évidence, le Québécois sait à quoi s’attendre et il sera prêt.

« Dans les cinq derniers combats, Kyler Phillips combat de la même manière, a-t-il expliqué. Il n’y a pas une très grande diversification de ses armes. Donc, le but est de travailler en ce moment avec mon entraîneur de “striking”, ou Stéphan Larouche et Fabio Holanda, mon coach de lutte. Ça fait en sorte que j’arrive avec un bagage extrêmement solide, prêt à lui faire commettre une faute. »

« Et lorsque tu commets une faute dans la cage avec moi, ça se termine avec un coup de genou au visage ou avec une guillotine. »

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.

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