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Aiemann Zahabi en mode vengeance à la Maison-Blanche

Agence QMI

2026-03-10T23:10:11Z

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Le combattant québécois Aiemann Zahabi se réjouit de l’« opportunité historique » qu’il aura, le 14 juin prochain, lorsqu’il affrontera l’Américain Sean O’Malley à la Maison-Blanche dans le cadre du gala UFC saluant le 80e anniversaire du président Donald Trump. 

Et en fait, le bagarreur de 38 ans, qui est présentement sur une séquence de sept victoires, sera en mode « vengeance » lors de cet affrontement contre O’Malley, ancien champion chez les poids coqs. D’autant plus que le gagnant de ce duel aura ensuite la chance de se battre pour le titre mondial. Zahabi ne s’attend pas à avoir la faveur du public lors d’un tel événement.

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« Non, mais j’aimerais avoir la faveur du public ici », a-t-il lancé sans détour, mardi, en entrevue à « JiC ».

« Je suis un Québécois, je suis un Canadien, je veux que mes partisans me soutiennent dans ces moments-là, a-t-il continué. C’est sûr qu’ils vont vouloir que je perde, ce soir-là, à la Maison-Blanche. Pour eux, ce ne sera pas ma soirée, ils veulent que Sean O’Malley gagne et aimeraient beaucoup plus qu’il se batte pour le titre, mais je suis là pour changer la trajectoire de sa vie et prendre sa place dans le prochain combat pour le titre. »

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« Je suis très fier de représenter le Canada, a-t-il réitéré. Ils nous ont battus au hockey lors des Olympiques, mais là, c’est mon tour de prendre ça pour nous. »

Un autre cogneur

La tâche ne s’annonce pas facile. O’Malley est coriace, a une réputation, et il frappe dur.

« Ils me mettent beaucoup avec des “strikers“, des combats plus dangereux, a admis Zahabi. Un combat contre quelqu’un qui lutte plus et qui cherche la soumission, c’est considéré un peu plus ”safe”. Mais j’aime ça, j’aime faire le kickboxing, la boxe anglaise. Si vous avez vu mon combat à Montréal contre Jose Aldo, je suis très dur à finir, je me bats avec tout mon coeur. »

« Je me bats avec fierté, a-t-il ajouté. J’ai deux filles à la maison et je veux qu’elles sachent que je me bats avec du courage. »

La bonne nouvelle, c’est qu’il aura plus de temps que d’habitude pour se préparer et affiner sa stratégie.

« Ils ne m’ont jamais donné un combat avec autant de temps pour me préparer, a-t-il révélé. Je suis vraiment content de me mettre dans ce camp-là [...] D’habitude, j’ai huit semaines, là je vais en avoir 14, je vais sortir des pièges pour Sean O’Malley. Jouer des cartes que je n’ai jamais jouées dans l’octogone. »

L’ombre de « GSP »

Zahabi a trimé dur pour en arriver là où il en est, à se battre devant le président américain lors d’un événement qui sort de l’ordinaire et qui sera regardé un peu partout dans le monde.

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« Il y a plein de monde qui me dit “tu es chanceux d’être populaire si vite“ mais ils ne savent pas que ça fait 20 ans que je m’entraîne, a-t-il expliqué. Je ne suis pas un gars qui fait beaucoup de ”trash talk” et fait des gestes comme Conor McGregor, du monde comme ça. Mon mentor, c’est Georges St-Pierre. Je suis arrivé ici en faisant de bons combats, en travaillant fort et en donnant tout pour mon sport. »

Zahabi n’a pas l’air d’un athlète de 38 ans. Et il ne ressent pas son âge non plus.

« Avant le combat contre Jose Aldo, Georges m’a dit “ça passe ou ça casse”, a-t-il raconté. Beaucoup de monde le voit comme ça à cause de mon âge, mais moi, je ne le vois pas comme ça. Mon histoire est unique, il s’agit de ne jamais lâcher ses rêves. Quand j’ai perdu deux fois en UFC, beaucoup de gens ont commencé à douter, dire que je n’ai aucune chance de me rendre au titre et là, à 38 ans, je trouve que c’est une belle histoire. »

Le célèbre « GSP » devrait d’ailleurs être dans son coin lors de son combat contre O’Malley.

« J’ai appelé Georges et je lui ai dit de vider son calendrier pour le 14 juin, parce que je vais l’amener à la Maison-Blanche, a-t-il indiqué. Il m’a dit “oui” et il a appelé son agent tout de suite pour organiser ça. Ça va être moi, Georges, (son frère) Firas et mon coach, Neil Sheppard. »

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