Championnat des joueurs: le calme et la patience paient
Trois Canadiens figurent dans le top 10 du Players


François-David Rouleau
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PONTE VEDRA BEACH | Il y a longtemps qu’on n’a pas aperçu trois Canadiens dans le top 10 d’un tournoi de l’envergure du Players. C’est le cas au TPC Sawgrass à l’issue de la deuxième journée de compétition, vendredi.
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Adam Svensson, Taylor Pendrith et Adam Hadwin figurent au grand tableau principal. En pleine possession de leurs moyens, ils n’ont toutefois pu terminer cette seconde ronde sur le Stadium Course. Menaçante en fin d’après-midi, dame Nature a expulsé tout le monde du parcours. La reprise du jeu est prévue sur le coup de 7 h, samedi matin.
Parmi les représentants de l’unifolié, Svensson avait réussi à enfiler quatre oiselets avant l’arrêt du jeu. Montrant alors une fiche cumulative de -8 au 11e fanion, il était installé en tête à égalité avec le Sud-Africain Christiaan Bezuidenhout. Pas mal du tout pour un petit nouveau sur le Stadium Course de Pete Dye.
« C’était vraiment une bonne journée. J’ai placé ma balle dans les allées et atteint plus de verts en coups prescrits. J’ai réussi de bons roulés, a analysé le natif de la Colombie-Britannique qui a connu plus de difficultés à atteindre les verts en ronde initiale.
« J’ai joué intelligemment en privilégiant la sécurité, a-t-il enchaîné. Et quand ce fut le moment d’être agressif, je l’ai fait. Il faut rester calme et patient sur ce parcours. »
C’est d’autant plus vrai que le vent en a ennuyé plusieurs tout au long de la journée. Sur la courte et intimidante normale 3 du 17e, notamment, ils devaient être vigilants en raison des vents de travers.
Collin Morikawa et deux autres golfeurs suivent le Canadien, à deux coups derrière.
Plus fort entre les oreilles
Pendrith est quant à lui installé au sixième rang, à égalité avec le redoutable Scottie Scheffler.
Lui aussi a opté pour la patience sur un parcours qui ne pardonne pas les écarts de conduite.
« Je sens que je suis plus fort psychologiquement cette semaine. Sur ce parcours, il faut savoir rester patient et attaquer aux bons endroits, a-t-il expliqué.
« Encore une fois, je ne me suis pas placé en mauvaise posture, c’est déterminant », a ajouté celui qui jouait la normale, vendredi, lors de l’arrêt du jeu sur le coup de 16 h 30.
Le vent souffle
Avec les vents, il s’est toutefois montré moins efficace que la veille depuis les tertres. Plutôt que d’afficher un taux parfait de 100 %, il était à 50 % à ses 10 coups de départ.
« C’est tout de même très bon, car le vent changeait constamment de direction. C’était très délicat d’atteindre les allées, a souligné le long cogneur. Je suis tout de même resté patient en alignant des normales. »
Le deuxième joueur au monde partage la même stratégie que les Canadiens. Plutôt que de foncer dans le vent sans réfléchir, il a avalé sa pilule.
« Ce parcours est un endroit où tu crois que tu peux foncer après un certain moment. À la minute où tu décides d’être trop agressif, il te fait empiler les bogueys, surtout quand le vent est de la partie. Il faut simplement s’offrir des opportunités d’oiselets et les saisir », a expliqué l’Américain de 26 ans.
Derrière Pendrith et Scheffler pointe le champion de l’édition 2016, Jason Day, à -4. Il est accompagné de Viktor Hovland et Hadwin, entre autres.
La troisième ronde devrait débuter autour de 10 h 40.