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Championnat des joueurs: le 17e trou est un endroit spectaculaire et électrisant

Il est le théâtre de grands moments

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2023-03-11T02:42:00Z

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PONTE VEDRA BEACH | Bien installé sur une glacière par un superbe samedi ensoleillé, le tertre de l’iconique 17e trou du Stadium Course au TPC Sawgrass se veut l’endroit parfait pour contempler le spectacle au Championnat des joueurs du circuit de la PGA.

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Les gradins sont bondés et les spectateurs sont étendus sur le parterre où il est difficile de trouver un pouce carré libre. Avec l’alcool coulant à flots, certains sont plus éméchés que d’autres. 

L’étang est entouré de sept énormes chapiteaux et de gradins. Environ 15 000 personnes sont attroupées dans ce qui forme un gigantesque amphithéâtre. 

AFP
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L’atmosphère et l’énergie grandissent d’heure en heure, au même rythme que les canettes de Michelob Ultra tombent dans les bacs de recyclage. C’est une véritable fiesta floridienne. En ajoutant le chapeau de paille et les sandales, c’est le paradis pour tout amateur de la petite balle blanche.

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Les regards sont fixés sur cette intimidante petite presqu’île située à environ 135 verges du tertre, entourée d’un plan d’eau reflétant les rayons du soleil. Sans contredit, le 17e trou du Stadium Course est l’une des normales 3 les plus spectaculaires et fascinantes au monde. 

Il s’inscrit parmi le fameux 7e donnant sur l’océan Pacifique à Pebble Beach, le 12e au Augusta National, le 8e à Royal Troon, surnommé le « timbre poste » flanqué du Coffin Bunker, et bien d’autres. 

Getty Images via AFP
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Ce qui rend le 17e du Stadium Course aussi très particulier, c’est l’atmosphère qui y règne durant le Players. Tous les jours, les paris sont ouverts. Qui approchera le plus près du fanion ? Quelle sera l’insulte la plus cocasse lancée des gradins ? Mais surtout, combien de balles tomberont à la flotte ?

Rester au sec

Tout dépend des conditions météorologiques, des positions de drapeaux et de l’agressivité des golfeurs qui s’y élancent. 

Plus le vent souffle, plus la surface de 3912 pieds carrés rapetisse. Le vert est d’autant plus minuscule quand on considère tous les facteurs pouvant affecter un coup. Le double boguey guette à tout moment.

AFP
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À titre comparatif, une zone sur une patinoire de hockey aux dimensions de la LNH couvre une surface de 6375 pieds carrés. Le vert du 17e en est donc 1,6 fois plus petit. 

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Et il ne suffit pas que de placer la balle au sec en évitant la catastrophe. Encore faut-il atteindre le bon secteur de la surface pour approcher le fanion ! 

« C’est là que ça se corse, estime le Canadien Graham DeLaet, un retraité du PGA Tour. C’est un endroit très intimidant malgré sa petite distance ». 

Parfait

Pourquoi DeLaet est-il le golfeur désigné pour analyser cet endroit aussi magnifique que diabolique ? Car selon les données de ShotLink qui sont compilées depuis 2003, il est l’un des rares golfeurs à afficher un taux de réussite parfait sans avoir noyé une balle à l’eau. À ses 18 passages, il l’a placée sur la surface de jeu. Seul Chez Reavie fait mieux, lui qui en compte 22. 

Getty Images via AFP
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La recette ? Faire fi de l’environnement hostile et viser le centre du vert. 

« Quand le drapeau est dans la section gauche à l’avant du vert, c’est très facile, car il faut frapper au centre et avec l’effet rétro et la dénivellation, la balle revient vers le trou. C’est vraiment une opportunité d’oiselet », explique celui qui est maintenant analyste à la télévision anglophone. 

En effet, c’est l’endroit où il s’est inscrit le plus haut taux d’oiselets depuis 2003, soit 21,64 %.

Surface ondulée

C’est toutefois une autre chose lorsque le fanion est placé au centre arrière. La fermeté de la surface fait bondir les balles à l’eau sur les essais plus agressifs. 

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« Encore là, mieux vaut privilégier le centre du vert et espérer que la balle roulera vers la coupe. Sinon, deux roulés permettent de sauver une belle normale. Ce n’est pas la même chose quand le drapeau se trouve à la droite. Si la balle ne descend pas vers le trou, ce sont de très difficiles roulés sur une surface hyper rapide. Il faut envisager le boguey, commente DeLaet. 

« Le destin repose sur la stratégie et la qualité du coup de départ. Il évite vraiment une catastrophe. Je préférais une trajectoire basse pour éviter le vent. Et une fois sur le vert, il faut être délicat et trouver la bonne vitesse sur une surface très ondulée. Parfois, on peut viser 15 ou 20 pieds à côté de la coupe. »

Selon les données, le 17e du Stadium Course représente la plus difficile normale 3 de moins de 150 verges en compétition. Les pros y affichent une moyenne de 3,13 coups qui est plus élevée que celle au 8e de Royal Troon et au 12e de Whistling Straits. Depuis 2003, ils y présentent un rendement de +1052 au-dessus de la normale.

Cette fameuse presqu’île a noyé plusieurs espoirs de victoire, mais elle a aussi récompensé les plus téméraires. Rickie Fowler en sait quelque chose, lui qui y a réalisé une spectaculaire approche dans sa victoire en 2015. 

Au fil du temps, elle est devenue le théâtre de grands moments du golf et l’endroit de prédilection pour les amateurs

Jusqu’à présent, 39 balles sont tombées à l’eau cette semaine, soit 15,66 %. 


  • Balles à l’eau depuis 2003 : 932
  • Édition avec le plus de balles à l’eau : 2007 avec 93
  • Profondeur de l’eau : 4 pieds
  • Trous d’un coup depuis 1983 : 11
  • Plus haut score : 12 (Bob Tway en 2005)
  • Plus d’oiselets : 26 – Bernhard Langer 
  • Plus de balles à l’eau depuis 2003 : 13 – Aaron Baddeley 
  • Meilleure/pire taux d’efficacité par le plateau pour atteindre le vert depuis 2003 : 84,79 % (2014) / 65,96 % (2022)
  • Plus long roulé : 69,7 pieds – Jhonattan Vegas en 2019
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