CH: Kulak dans les plans
«On aime Brett Kulak comme joueur» – Kent Hughes

Jean-François Chaumont
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Kent Hughes l’avait déjà dit. Mais il l’a répété au lendemain de l’échange de Ben Chiarot aux Panthers de la Floride.
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« Si nous recevons des appels pour une transaction qui a du sens pour nous, nous y penserons. Mais j’ai déjà prévenu les joueurs, je n’ai pas l’intention de procéder à une vente de feu. »
Dans cette optique, le directeur général du Canadien a dévoilé son jeu avec Brett Kulak. À moins d’une proposition miraculeuse, Kulak restera à Montréal.

Joueur autonome
À l’image de Chiarot, Kulak pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 13 juillet prochain. Le CH a toutefois plus l’intention de négocier avec son défenseur pour une prolongation que de chercher à lui trouver une nouvelle destination d’ici la date limite des transactions du 21 mars.
« On aime Brett Kulak comme joueur, on n’a pas d’intérêt à l’échanger, a répondu Hughes. Je ne peux jamais dire qu’on n’échangera pas un joueur. S’il y a une offre qu’on ne peut pas refuser, on va certainement la considérer. Je peux vous dire qu’on ne fait pas d’appels pour demander aux autres équipes si elles ont de l’intérêt pour Brett Kulak. »
Bon pour la confiance
Âgé de 28 ans, Kulak terminera la dernière année d’un pacte de trois ans qui lui rapporte en moyenne 1,85 million. À un salaire avoisinant les deux millions dans le futur, l’Albertain resterait un défenseur fiable pour le Tricolore.
Il n’a pas la réputation d’un Chiarot, mais il peut remplir un rôle au sein d’une troisième paire et il peut dépanner au sein d’un top quatre. Cette saison, le numéro 77 a un temps de jeu moyen de 17 min 55 s.
À l’instar de plusieurs joueurs, Kulak a rehaussé son niveau de jeu depuis l’arrivée de Martin St-Louis.
« C’est une bonne chose de se retrouver à un endroit où je me sens apprécié, a confié Kulak. Ça aide ma confiance. Je veux jouer pour cette équipe. Quand tu sais que la direction dit de bonnes choses à ton sujet, ça te motive à jouer avec encore plus de passion. »
Kulak n’est pas trop nerveux à l’approche de la date butoir pour les échanges.
« Il y a quelques jours, je pensais à plusieurs scénarios, a-t-il dit. Mais ça se calme dans ma tête. On arrivera rapidement à lundi. Je me concentre sur mon jeu, je veux simplement jouer du mieux que je peux. Je fais confiance à la direction. Mon travail restera le même. »
Un bon coéquipier
Avec le départ de Chiarot, Martin St-Louis et Luke Richardson feront encore plus confiance à Kulak d’ici la fin de l’année. Sur le plan hockey et humain, Kulak s’ennuiera de Chiarot.
« Ben parlait constamment à ses coéquipiers, les jeunes ou les plus vieux, a-t-il mentionné. Il a fait de longs parcours en séries à Winnipeg et avec nous l’an dernier. On peut dire qu’il était un bon pro, il est dans la LNH depuis longtemps. Il faisait des blagues, il aimait jouer des tours. C’est un gars qui avait toujours un sourire dans le visage, un bon coéquipier. Il jouait de grosses minutes pour nous. »
Petry: un contrat trop lourd
Kent Hughes n’a pas dévoilé un grand secret. Les équipes qui rêvent à la coupe Stanley n’ont pas des millions à investir sur un joueur. À un salaire moyen de 6,25 M$ jusqu’à la fin de la saison 2024-2025, Jeff Petry risque de prendre son mal en patience avant de partir de Montréal.
« Ce n’est pas compliqué. On peut voir les situations financières des équipes. C’est difficile d’échanger de gros contrat avec du terme. Les équipes, qui veulent gagner la coupe Stanley, n’ont pas beaucoup d’espace. Si tu veux échanger un joueur avec un long contrat, tu dois prendre un retour. »
L’incertitude autour de Price
Hughes a glissé un mot rapide au sujet de son gardien étoile, Carey Price. Le numéro 31 a recommencé à patiner et il bloque des tirs, mais il ne s’entraîne toujours pas avec ses coéquipiers.
« Il y a encore une période d’incertitude. On restera comme ça avant de le voir jouer un ou plusieurs matchs. Son genou devra répondre de la bonne manière. Pour nos gardiens, Jake (Allen) et Sam (Montembeault) font partie de l’organisation. On n’a pas de plan pour échanger un gardien en ce moment. »
Libérer des $
Hughes n’a pas fermé la porte à échanger le contrat de Shea Weber pour une équipe qui chercherait simplement à atteindre le plancher salarial.
« On cherche. Sedgy (John Sedgwick) est un gars brillant, mais il ne sera jamais un professeur. Il dira que je ne suis pas un bon étudiant. On regarde des opportunités pour de la flexibilité avec le plafond. S’il y a des moyens de le faire, on le fera. »
NDLR : Quand Hughes parle de Sedgwick comme mauvais professeur, il fait référence à la complexité d’expliquer les tenants et aboutissants de la liste des blessés à long terme.