Cette pression a peut-être dérangé Montembeault
Le stress olympique a possiblement influé sur son début de saison difficile

Dave Lévesque
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Samuel Montembeault était le troisième gardien du Canada à la Confrontation des 4 nations et ç’a peut-être été un cadeau empoisonné.
Comme le tournoi présenté en février dernier servait de prélude aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, qui s’amorceront dans un mois, le nom du gardien québécois faisait dès lors partie de la conversation pour l’équipe olympique.
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«Peut-être que je me mettais un peu trop de pression au début de la saison, a reconnu le gardien après l’entraînement du Canadien mardi. Avec tout l’engouement qu’il y avait, quand ç’a commencé à moins bien aller, peut-être que je m’en mettais encore plus et je prenais peut-être un peu trop le blâme. C’est peut-être ce qui a fait que la confiance ou le moral étaient moins bons.»
Montembeault n’a pas caché qu’il était bien content que la première moitié de la saison soit derrière lui et il voit les 40 prochains matchs comme un recommencement.
«Maintenant que c’est terminé, je veux penser au jour le jour et ne pas penser trop loin.»
Bonne séquence
Le gardien de 29 ans a remporté ses deux départs depuis qu’il est revenu avec l’équipe après avoir fait un bref séjour de deux rencontres avec le Rocket de Laval avant Noël.
«Je dirais même trois [bons matchs] parce que mon dernier match à Laval, ça avait super bien été. C’est juste de pouvoir bâtir là-dessus et de retrouver la confiance que j’avais dans les dernières années. Même si tu as un bon match, tous les jours, c’est à refaire.»
Montembeault a obtenu 31 victoires en 60 départs la saison dernière et a été l’un des artisans principaux de la présence de l’équipe en séries éliminatoires. Il n’a pas perdu confiance du jour au lendemain.
«C’est plus une accumulation et après tu vas dans le filet et tu penses beaucoup plus. C’est ça mon problème, quand je jouais je pensais énormément et quand c’est le cas, les mains sortent moins, tu vas moins pousser parce que tu es trop hésitant sur les lancers ou les jeux qui sont faits devant toi», a-t-il mentionné en soulignant qu'il travaillait régulièrement avec un psychologue sportif.