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Cette joueuse pourrait passer de mal-aimée à favorite de la foule avec la Victoire de Montréal

Abby Roque a aimé être huée par les partisans québécois

Abby Roque et Laura Stacey lors du premier jour du camp d’entraînement de la Victoire de Montréal, mercredi, à l’Auditorium de Verdun.
Abby Roque et Laura Stacey lors du premier jour du camp d’entraînement de la Victoire de Montréal, mercredi, à l’Auditorium de Verdun. Photo fournie par la Victoire de Montréal, ARIANNE BERGERON

Mylène Richard

2025-11-12T22:52:46Z

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Des 14 nouvelles joueuses au camp de la Victoire, il y en a une qui devrait rapidement se faire de nouveaux amis, passant d’ennemie à préférée des partisans.

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«J’ai joué souvent à Montréal et chaque fois que je touchais la rondelle, je me faisais huer. C’était fabuleux! C’était la chose la plus cool que j’aie vécue. Je suis super excitée à l’idée d’avoir ces fans de mon côté», a lancé d’emblée Abby Roque à la suite du premier entraînement du camp de la Victoire, mercredi, à l’Auditorium de Verdun.

L’ancienne attaquante des Sirens de New York et de l’équipe américaine a pu conserver son numéro 11, le même que celui de Brendan Gallagher chez le Canadien. Et les similitudes avec la petite peste du CH sont nombreuses. Roque joue avec fougue et intensité. En plus d’être capable de marquer – elle a réussi le premier «Michigan» dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) –, elle aime parler sur la patinoire, déranger et distribuer des coups d’épaule.

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«Ce n’est pas pour rien qu’on a déjà dit d’elle qu’elle avait le potentiel de devenir l’une des meilleures joueuses au monde», a rappelé Erin Ambrose, une ancienne coéquipière avant la création de la LPHF. Son sens du jeu et son niveau de compétition sont incroyables. J’ai très hâte de jouer avec elle et de ne plus l’affronter. Grâce à elle, j’aurai l’air d’une meilleure défenseure.»

«C’est une tough»

Obtenue en retour de Kristin O’Neill lors du plus récent repêchage, Roque connaît quelques filles à Montréal, ayant déjà affronté sur la scène internationale Ambrose, Marie-Philip Poulin, Laura Stacey et Ann-Renée Desbiens. Cette dernière a également été sa gardienne à sa première campagne à l’Université du Wisconsin.

«C’est drôle parce que sur la glace, j’ai eu maille à partir parfois avec “Pou” et même Laura. Mais dès la fin du match, on peut se parler et se faire des accolades», a assuré l’Américaine de 28 ans.

«On riait quand elle est embarquée sur la glace avec un chandail de la Victoire. Je ne pouvais pas y croire!» a rigolé Poulin.

Celle ayant été l’une des trois premières signatures à New York retrouve aussi deux ex-collègues de ce club en Alexandra Labelle et en Jade Downie-Landry.

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«Abby, c’est une tough. Elle joue avec son cœur, elle veut gagner, elle veut compétitionner. Elle a donné le meilleur d’elle chaque match. Tu peux toujours compter sur elle pour être physique», a décrit Downie-Landry.

Abby Roque a terminé au quatrième rang des pointeuses des Sirens en 2024-2025, en vertu de 17 points en 30 matchs. Elle a aussi fini deuxième dans la LPHF avec 62 mises en échec.
Abby Roque a terminé au quatrième rang des pointeuses des Sirens en 2024-2025, en vertu de 17 points en 30 matchs. Elle a aussi fini deuxième dans la LPHF avec 62 mises en échec. Photo AFP

Des choses à prouver

Roque a représenté les États-Unis chez les moins de 18 ans et chez les seniors, notamment aux Jeux olympiques de 2022. Mais elle n’a pas enfilé l’uniforme étoilé depuis 2023. Ça concorde avec son arrivée à New York, où elle n’a inscrit que six buts à chacune des deux premières saisons de la LPHF.

«Elle sait qu’elle n’a pas été aussi productive que souhaité. Elle a la chance d’avoir un nouveau départ», s’est réjouie l’entraîneuse-chef Kori Cheverie, qui ne ferme pas la porte à la faire jouer aux côtés de Poulin et Stacey.

La native du Michigan a donc des choses à prouver après avoir raté les éliminatoires deux fois de suite avec les Sirens. Estimant être à son mieux en séries, Roque se sent privilégiée de faire maintenant partie d’une organisation qui aspire à soulever la coupe Walter.

«Je ne pense pas que j’ai atteint mon plein potentiel. La saison passée, ç’a bien été, mais je peux encore faire mieux», a assuré celle qui découvre les restaurants et les cafés de Montréal depuis deux semaines.

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