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C’était la coupe Stanley ou rien

Pierre Mondou (#6), Gilles Lupien (#24), Serge Savard (#18), Larry Robinson (#19), Pierre Larouche (#28), Yvan Cournoyer (#12), Guy Lapointe (#5) et Jacques Lemaire (#25) veulent tous toucher à la coupe Stanley après avoir battu les Bruins, à Boston, le 25 mai 1978.
Pierre Mondou (#6), Gilles Lupien (#24), Serge Savard (#18), Larry Robinson (#19), Pierre Larouche (#28), Yvan Cournoyer (#12), Guy Lapointe (#5) et Jacques Lemaire (#25) veulent tous toucher à la coupe Stanley après avoir battu les Bruins, à Boston, le 25 mai 1978. Photo d'archives, Getty Images, Denis Brodeur
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-10-07T23:00:00Z

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S’il y a une différence notoire entre les années 1970, quand Brendan Kelly est tombé sous le charme du Canadien, et aujourd’hui, c’est certainement l’objectif de la formation en début de saison.

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«Si tu ne gagnais pas la coupe, c’était un échec. Dans les années 1990, on voulait juste faire les séries. Oui, il y a plus d’équipes maintenant, le hockey a changé, mais on n’a même plus besoin de gagner, on veut développer et aujourd’hui, on veut juste être dans le mix [course aux séries].»

Les partisans ont aussi changé, selon Kelly. Plusieurs n’ont jamais vu un défilé sur la rue Sainte-Catherine et se contentent de peu.

«Serge Savard m’a raconté qu’il était au Centre Bell il y a deux ans, en fin de saison. Et quand Boston avait marqué, les spectateurs avaient applaudi parce qu’ils espéraient un meilleur choix au repêchage. Il n’en revenait pas.»

Yvan Cournoyer et Serge Savard soulèvent la coupe Stanley en 1976, après avoir vaincu les Flyers de Philadelphie.
Yvan Cournoyer et Serge Savard soulèvent la coupe Stanley en 1976, après avoir vaincu les Flyers de Philadelphie. Photo d'archives, Associated Press

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«Un club comme les autres»

Parmi les anciens joueurs et dirigeants, les chroniqueurs, les journalistes, les historiens, les politiciens et les artistes à qui Kelly a parlé, nombreux sont ceux qui ont raconté leur histoire d’amour avec le CH, mais certains, comme le réalisateur Denys Arcand, sont maintenant indifférents.

«Pour lui, c’est juste une équipe comme les autres. Les dirigeants comprennent ce symbole, mais ils gèrent l’équipe comme on gère les Rangers de New York ou les Kings de Los Angeles», explique l’auteur du livre Le CH et son peuple.

Phillip Danault avait célébré le qualification du CH en finale de la Coupe Stanley le soir de la Saint-Jean en partageant une pizza avec Cole Caufield en conférence de presse, le 24 juin 2021.
Phillip Danault avait célébré le qualification du CH en finale de la Coupe Stanley le soir de la Saint-Jean en partageant une pizza avec Cole Caufield en conférence de presse, le 24 juin 2021. CAPTURE D'ÉCRAN, TVA SPORTS

La fièvre des séries

Malgré les difficiles dernières décennies, Kelly soutient qu’il n’y a rien de mieux qu’une participation aux séries, «même si l’équipe n’est plus autant francophone et que l’attachement à la communauté est moins là».

«Dès que le Tricolore participe aux éliminatoires, il y a un déclic. On l’a vu avec le “printemps Halak” en 2010, puis en 2014 et en 2021. Il se passe quelque chose. Tout le monde devient des fans, même ceux qui n’ont pas vu un match de la saison. C’est plus grand que l’équipe, plus grand que le hockey.»

«En 2021, c’était en même temps la fin des restrictions sanitaires. Le soir de la Saint-Jean, le 24 juin, le CH se qualifie pour la finale, grâce notamment au Québécois Phillip Danault. Il y avait des partys partout dans les rues. Ça démontre toute l’importance de cette équipe et son pouvoir», fait valoir Kelly, piquant la curiosité d’une cliente assise près de nous dans un café du Mile End.

La discussion s’est poursuivie avec la dame, qui, sans être une mordue du Canadien, avait plein de choses à raconter sur le sujet. Preuve que le CH coule dans les veines de bien des Québécois.

Brendan Kelly tient son livre «Le CH et son peuple».
Brendan Kelly tient son livre «Le CH et son peuple». Photo Pierre-Paul Poulin

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