Pour la deuxième fois de sa jeune carrière, Matthew Bergeron vit un changement de régime chez les Falcons. Cette fois, c’est le ménage complet qui est effectué à Atlanta, une situation qui plonge le garde de Victoriaville dans l’incertitude, mais qu’il attaque avec l’espoir d’un avenir meilleur.
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«On retourne à la case départ», a constaté Bergeron, en entretien avec Le Journal, quand on lui a dit que ça brassait à Atlanta par les temps qui courent.
Les Falcons ont bouclé leur campagne avec une fiche de 8-9 et ont ainsi été exclus des éliminatoires pour une huitième année consécutive.
L’entraîneur-chef Raheem Morris a été congédié, tout comme le directeur général Terry Fontenot. Morris vient d’être remplacé par Kevin Stefanski, qui a dirigé les Browns lors des six dernières saisons, étant nommé entraîneur-chef de l’année à deux reprises.
À la présidence de l’équipe, les Falcons ont fait du bruit en nommant leur ex-quart-arrière Matt Ryan, une icône dans la ville.
Même l’entraîneur de position de Bergeron, Dwayne Ledford, installé à Atlanta depuis 2021, n’a pas survécu à la purge.
«La dernière fois, il y avait juste l’entraîneur-chef [Arthur Smith] qui était parti. Là, ils ont choisi de faire un ménage complet. C’est significatif. Ça montre l’intention de notre propriétaire [Arthur Blank] de gagner absolument», a commenté Bergeron, de retour chez lui avant de mettre le cap vers la Californie, pour son entraînement hors-saison.
Situation difficile
Celui qui vient de conclure une excellente troisième saison dans la NFL aurait bien sûr espéré davantage de stabilité, mais comprend le désir de changement de garde dans l’organisation.
«Tout le monde était 100% derrière notre entraîneur-chef et il avait encore le contrôle du vestiaire», a assuré Bergeron.
«Quelques matchs nous ont échappé et avec une victoire ou deux de plus dans les deux dernières années, on serait en séries et on n’en parlerait pas.»
«Quant à mon entraîneur de position, j’avais vraiment développé une belle relation avec lui et c’est difficile de le voir partir. Même si je ne suis pas d’accord avec la décision parce que notre ligne offensive a fonctionné d’année en année, je comprends que c’est une business», a-t-il poursuivi.
Que du nouveau
Avec l’arrivée de Stefanski, qui amène avec lui l’entraîneur renommé Bill Callahan pour diriger la ligne offensive, Bergeron s’attend à un changement important dans le système de jeu des Falcons.
«Je suis 100% derrière ces embauches», a-t-il signalé, en soulignant du même coup qu’il s’attend à une entre-saison très exigeante en frais d’adaptation et d’entraînement.
«C’est de l’inconnu. C’est un peu moins relaxant que d’habitude quand tu as ta routine et que tu pars en saison morte. Là, on est un peu dans le néant, mais ça fait partie de notre travail. Il faut apprendre le nouveau système, les nouvelles techniques, le cahier de jeux. Il faut voir ça avec un esprit positif et voir le bon côté des choses. Pour moi, c’est un nouveau défi et je pense qu’il n’y a rien que je ne peux pas faire.»
Une année de contrat cruciale

À titre de choix de deuxième tour en 2023, Matthew Bergeron amorcera sa quatrième saison dans la NFL, ce qui signifie qu’il est admissible à un nouveau contrat. Les prochains mois s’annoncent critiques pour son avenir.
Qu’on se comprenne bien, Bergeron n’est pas en danger. Joueur bien établi depuis trois ans comme garde à gauche partant chez les Falcons, il a déjà pris part à 49 rencontres et ne cesse de s’améliorer.
Il n’en demeure pas moins que le fameux deuxième contrat est celui que tout joueur dans la NFL convoite. Mais qui dit nouveau régime dit qu’un jeune joueur doit faire de nouveau ses preuves.
«Ça fait partie de la game, il ne faut pas se mentir. C’est plate que ces changements soient arrivés à ce moment dans ma carrière.
«Les nouveaux entraîneurs amènent un nouveau système de jeu que je n’ai pas été habitué à rouler. On va voir comment ça va se dérouler et pour le futur, si ce n’est pas à Atlanta, il faudra que ce soit quelque part d’autre. Il faut que je démontre pourquoi j’ai été partant dans les trois dernières années», a expliqué Bergeron.
Toujours en progression
Cette saison, l’ancien des Filons du Cégep de Thetford Mines a subi une blessure à une cheville qui lui a fait rater deux matchs, mais outre cet obstacle, il considère avoir poursuivi sa progression comme joueur.
«Depuis que je suis arrivé, je continue de m’améliorer, même si je ne suis pas encore où j’aimerais être et c’est pour ça que la saison morte va être très importante. Si le prochain directeur général est intéressé à mes services, ce serait parfait, mais il faut toujours garder toutes les portes ouvertes», a réitéré Bergeron.
Les éliminatoires dans la mire
Évidemment, Bergeron rêve de participer aux éliminatoires, qui battent leur plein actuellement.
Cette saison, les Falcons ont vaincu de grosses pointures comme les Bills et les Rams. Ils ont perdu par un point contre les Patriots.
Cependant, ils ont été blanchis 30-0 contre les Panthers et ont été surpris par des formations plus faibles comme les Jets et les Dolphins.
Quel ingrédient manque-t-il, donc, pour la recette menant aux éliminatoires?
«C’est une bonne question... Tout athlète de haut niveau joue pour gagner. Tout le monde échangerait une bonne saison personnelle pour une participation aux éliminatoires. Surtout qu’à Atlanta, ça fait longtemps qu’on attend ça.
«On a amplement d’opportunités et de talent, mais on manque de constance. C’est ça qu’il faut aller chercher», a réfléchi Bergeron.

