«C’est qui ça, Peter Stastny?»: les partisans de l’Avalanche ont du retard dans leurs devoirs!


Stéphane Cadorette
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DENVER | Dans sa démarche pour saluer ses racines Nordiques, l’Avalanche souhaite éduquer ses partisans sur le passé de l’équipe. Mon constat sur le terrain à Denver, c’est qu’il y a encore de l’ouvrage en masse!
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Je n’ai pas la prétention d’avoir mené un grand sondage à travers le Colorado. Je ne vous dirai pas que ma démarche était scientifique et exhaustive. À vrai dire, je me suis tout simplement amusé.
Les partisans de l’Avalanche raffolent du chandail et des couleurs des Nordiques et en discutant, ils me disent souvent qu’ils tiennent à saluer l’histoire de leur équipe.
Question de leur faire un petit clin d’œil sans malice, j’ai abordé une douzaine de locaux au Ball Arena, que j’approchais parce qu’ils étaient vêtus aux couleurs des Nordiques.
Sur mon téléphone, je détenais une arme redoutable. Une photo du joueur qui a marqué le plus Québec, nul autre que Peter Stastny, pour leur demander de qui il s’agissait.
On s’entend, le but n’était pas de piéger les bons partisans de l’Avalanche en leur demandant s’ils connaissaient Mikhail Tatarinov, Risto Siltanen ou Mario Brunetta. Je me suis dit que le grand Peter, ça allait.
Pour réaliser que ça n’allait pas du tout.
«C’est qui ça, Peter Stastny? (sic)», est la réponse qui est revenue le plus souvent.

Un dénommé Justin Suzuki (aucun lien de parenté avec Nick) m’en a sorti une pas pire en reluquant la photo de Stastny.
«Il me semble vraiment familier. Ce n’est pas Claude Lemieux?» m’a-t-il répondu, coulant son test.

Je vais donner un peu d’amour à un autre aspirant Nordiques, Stephen Martinez, avec son superbe chandail de Joe Sakic, qui a quand même flairé l’affaire.
«Son visage me dit quelque chose. Attends, c’est Paul Stastny! Il est difficile à oublier, il a aussi joué quelques saisons ici», s’est-il prononcé.
Il mérite des points pour le lien familial en citant le fils du plus légendaire des Stastny, mais pas la note de passage.
Des gagnants?

À l’approche du match, ma quête s’achevait, mais un duo père-fils dans des chandails de Joe Sakic et Peter Forsberg est tombé dans mon œil de lynx. Pourquoi pas une dernière chance?
À la vue de la photo, ils ont réfléchi...
«C’est Peter Stastny et Paul a porté le 26 par la suite en son honneur», ont déclaré à l’unisson Tony et Troy Aragon, deux partisans de l’Avalanche depuis leur arrivée à Denver.
Je les ai chaleureusement félicités et j’étais à un cheveu de leur offrir en cadeau un voyage à Québec, si l’Avalanche vient jouer un match de saison régulière au Centre Vidéotron, comme Joe Sakic me l’a laissé entendre.
On va attendre que ce soit fait.