«C’est pas mal plus le fun de jouer avec Tom [Wilson] que contre lui» –Pierre-Luc Dubois

Mylène Richard
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Les partisans du Canadien n’ont certainement pas aimé la sévère mise en échec que Tom Wilson a servie à Alexandre Carrier, dimanche. En fait, le robuste joueur des Capitals de Washington a détruit en début de troisième période le défenseur québécois, qui n’est pas revenu au jeu par la suite.
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Et pour en ajouter une couche, en voyant Carrier retraiter au banc sur la séquence, les Capitals en ont profité pour attaquer la zone adverse en surnombre et Brandon Duhaime a marqué pour égaler le pointage 2 à 2.
«C’est pas mal plus le fun de jouer avec Tom que contre lui, a reconnu Pierre-Luc Dubois avec le sourire. Il n’y en a pas beaucoup des comme ça dans la LNH aujourd’hui. C’est un joueur très physique. Et avec le but après, il n’y a pas meilleur feeling que ça.»
Pour l’entraîneur-chef Spencer Carbery, c’est le jeu qui a changé le rythme de la rencontre.
«C’est le parfait exemple de ce qu’il peut apporter au jeu. Tout le monde connaît l’impact qu’il peut avoir. Il a un rôle significatif pour nous», a expliqué le pilote des Capitals au terme d’un gain de 5 à 2.
Et dire que Carrier avait évité le pire en esquivant le train Alex Ovechkin lors du vingt initial. Il s’était quand même blessé et avait dû aller au vestiaire temporairement.
La tête enflée
En matinée, Wilson avait admis qu’il devait peut-être moins parler et rester concentré. Il peut dire mission accomplie, lui qui a aussi inscrit le deuxième filet des siens dans une cage abandonnée.
«Tom, c’est notre leader émotionnel dans l’équipe. Il est capable d’être calme, il est capable d’accélérer, d’être émotif quand il en a besoin. Dans les séries, avec la foule ici [Centre Bell], ce sont des matchs avec beaucoup de passion, ça joue très physique. C’est sa job par moments, mais il a aussi marqué 33 buts cette saison. Il peut tout faire sur la glace», a dit Dubois.
«Tom est important pour nous. C’est l’âme de l’organisation. Quand il fait de gros jeux, distribue des mises en échec percutantes, ça nous inspire. On l’aime! Ça va lui enfler la tête!», a lancé le gardien Logan Thompson en le taquinant.

Pas de commotion
D’ailleurs, Thompson a disputé la rencontre à la surprise générale. Il avait quitté le duel de vendredi à la suite d’un contact avec son coéquipier Dylan Strome. Il semblait s’être blessé à une jambe, mais finalement, il a été «sonné».
«C’était inquiétant, mais ça avait l’air bien pire que ce ne l’était en réalité. Je me suis senti étourdi, j’ai perdu l’équilibre. J’ai suivi le protocole de commotion cérébrale et j’étais correct pour jouer», a-t-il relaté.

Apprivoiser la foule
Pour en revenir à Wilson, il a avoué qu’il avait mieux géré ses émotions devant la foule énergique du Centre Bell.
«Lors du dernier match [une victoire de 6 à 3 du Canadien vendredi], c’était le chaos. J’ai réalisé que je ne pouvais être au cachot pendant 12 minutes. Je dois être sur la glace pour jouer, et contrôler mes émotions. Ce n’est pas le meilleur aréna de la ligue pour rien. Les partisans sont passionnés», a-t-il mentionné.
«Même si ce n’est pas ta foule, c’est quand même le fun et excitant, a dit Dubois. Tu peux aller chercher du momentum. Quand la foule crie, on sait que c’est pour eux, mais quand il n’y a pas beaucoup de bruit, tu sais que tu fais quelque chose de bien.»

Pas de panique
Même si les Capitals ont dominé la deuxième période, ils n’ont pas réussi à profiter d’un avantage de deux hommes et ils ont vu Juraj Slafkovsky et Cole Caufield, chaque fois aidés par Ivan Demidov et Lane Hutson, toucher la cible en supériorité numérique. Deux buts en seulement quatre tirs dans cet engagement. Et sans avertissement, les «Caps» tiraient de l’arrière 2 à 1. Jamais ils n’ont montré de signe de découragement.
«Je pense qu’on a été l’équipe qui a effectué le plus de retours en troisième période cette saison, a avancé Carbery. On est déjà passés par là. Parfois, on doit rappeler au groupe ce qu’on est capable de faire. Même si la deuxième a été catastrophique, il faut savoir gérer ça et revenir de l’arrière si on veut gagner une série.»
Les Capitals pourront en effet éliminer le Canadien mercredi, à la maison.