Jakub Dobes: «Je ne veux pas pointer qui que ce soit du doigt, mais j’espère que nous n’aurons pas ces arbitres à Washington»
Le gardien du Canadien leur reproche leur travail sur les mises en échec d’Alex Ovechkin et Tom Wilson

Dave Lévesque
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Jakub Dobes n’a pas la langue dans sa poche et il n’est probablement pas encore au courant qu’il est préférable de ne pas critiquer les officiels.
Avec toute la candeur qu’il peut avoir, le gardien tchèque n’a pas mâché ses mots pour critiquer le boulot des arbitres. Il leur en voulait surtout pour la façon dont ils ont géré la mise en échec de Tom Wilson sur Alexandre Carrier en troisième période et celle d’Alex Ovechkin sur Jake Evans en fin de deuxième période.
«Je ne suis pas un expert et je ne veux pas pointer qui que ce soit du doigt, je ne fais jamais ça, mais j’espère que nous n’aurons pas ces arbitres à Washington», a-t-il commencé par dire, et il ne faisait que se réchauffer.
Questionné sur la mise en échec de Wilson sur Carrier, il s’est servi de celle-ci pour faire un retour en arrière.
«Je ne comprends pas pourquoi c’est arrivé parce que j’avais l’impression que le match était essentiellement terminé quand Ovie a frappé Jake. Je croyais qu’il serait suspendu au moins pour un match. C’est malheureux, on ne veut pas voir un de nos meilleurs joueurs patiner avec une commotion.»
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Dangereux
Quand il a expliqué ce qui s’était passé lors du second but, Dobes en a profité pour envoyer une autre flèche aux arbitres. Il a soutenu ne pas comprendre que le jeu n’ait pas été arrêté après ce qu’il considérait comme une mise en échec dangereuse.
«J’étais prêt pour le premier tir et je ne sais pas ce qui s’est passé, je crois que la rondelle a touché Cole et a rebondi sur ma culotte. Je pensais qu’il y aurait un arrêt de jeu, tu ne veux pas voir un joueur avec une commotion sur la glace, mais j’imagine que je ne connais pas vraiment les règles, c’était une mise en échec dangereuse, mais j’imagine que les règles ne s’appliquent pas à tout le monde dans cette ligue.»
Et Dobes a fini par réaliser qu’il parlait un peu trop. Il était évident qu’il voulait en dire beaucoup plus. Le gardien de 23 ans s’est censuré, mais il pourrait quand même recevoir un coup de téléphone.
«Je suis une recrue dans cette ligue, je dois être respectueux, mais c’est difficile, il y a beaucoup de choses que j’aimerais dire, mais je dois rester tranquille.»
Pour en revenir à cette mise en échec de Wilson, elle a changé le cours du match puisqu’elle a mené au but égalisateur des Caps et elle a mis un terme à la soirée de travail d’Alexandre Carrier. Pourtant, Nick Suzuki a minimisé son impact.
«Je ne crois pas que cette mise en échec a changé grand-chose outre le fait qu’ils sont partis dans notre zone, qu’il y a eu un drôle de bond sur Cole et que la rondelle est entrée dans le but. Nous avons fait le jeu en troisième période, mais il y a eu quelques rebonds qui ont été difficiles [pour nous].»
Rebondir
Le Canadien se retrouve maintenant dans l’obligation de remporter trois victoires de suite, dont deux à Washington, s’il veut prolonger sa saison.
«Nous allons être corrects, a soutenu Dobes avec un enthousiasme un peu naïf. Nous avons une équipe jeune, j’ai hâte à ce voyage, c’est de l’expérience en plus pour nous et nous devons gagner au moins un match à Washington, c’est comme ça que nous pouvons passer à la prochaine ronde, alors il faut le voir comme une opportunité.»
Mike Matheson a de son côté parlé de la résilience de l’équipe et du fait que la frustration doit servir de carburant.
«Nous ne sommes pas le genre d’équipe à abandonner. Autant c’est frustrant en ce moment, nous ne sommes pas encore éliminés. Nous devons seulement penser à aller chercher une victoire dans leur édifice. Tu dois utiliser cette frustration comme motivation, Tu ne peux pas participer aux séries chaque année, alors il faut en profiter.»