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Michel Montreuil explore le prix de l’obéissance dans sa première autofiction, «Louis-Hémon, Rosemère»

PHOTO JULIA MAROIS FOURNIE PAR LES ÉDITIONS STANKÉ
Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2026-05-09T10:00:00Z

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Rongé par le doute et confronté à ce qui se terminera par une rupture amoureuse, Michel, 32 ans, retourne déambuler dans les rues de Rosemère, le quartier de son enfance, à la recherche de repères auxquels se raccrocher. 

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Confronté à ses propres limites, incapable de se décider, le jeune trentenaire à l’humour décalé saisira ce tournant existentiel — et la résurgence de ses souvenirs sur l’éveil de sa conscience — pour glisser doucement de l’obéissance vers l’autonomie.

PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS STANKÉ
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Avec ce premier roman, Michel Montreuil propose une autofiction introspective, fragmentaire, puisée à même une base d’événements avérés et de souvenirs qu’il s’amuse à revisiter.

« Je pense que le déclencheur a été de trouver quel était le véritable prix à payer de l’obéissance. [...] De voir cet enfant que le personnage a été, de se rendre compte qu’il n’a pas été le héros qu’il aurait aimé être plus jeune... ça le remet en cause devant les choix qu’il a aussi faits entre-temps », a expliqué l’auteur lors d’un entretien avec l’Agence QMI.

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Un peu à la manière de l’écrivain allemand W. G. Sebald, il s’attarde aussi, dans cet effort, à travers ses courts chapitres, au territoire et aux différentes formes par lesquelles l’histoire, grande ou petite, se raconte.

PHOTO JULIA MAROIS FOURNIE PAR LES ÉDITIONS STANKÉ
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« Il y avait quelque chose d’inscrit dans le paysage qui me ramenait tout de suite dans les souvenirs. Les trois rues dont il est question dans le livre étaient vraiment les témoins d’une personne que j’avais déjà été et que j’essayais un peu de retrouver à travers ça », a-t-il ajouté.

« Puis, en creusant dans l’histoire de Rosemère, ça m’a vraiment fait réaliser que la grande histoire était plus proche de moi que je le pensais. Et donc, tous ces rêves d’aventure et d’exploration étaient finalement beaucoup plus accessibles que je ne le croyais », a poursuivi l’auteur, indiquant que les véritables frontières étaient en fait psychologiques.

Ancré dans la géographie de cette banlieue québécoise — à l’angle des rues Bellerive, Louis-Hémon et Delorme — et surtout dans l’intimité d’un antihéros qui cherche à se comprendre, Louis-Hémon, Rosemère est un réservoir de scènes ordinaires empreintes de nostalgie sur l’instant qui précède l’acte, les limites qu’on s’impose à soi-même et le courage tardif. 

Le tout est écrit dans une plume accessible, poétique par moments, et drôle.

Louis-Hémon, Rosemère
Michel Montreuil
Éditions Stanké
240 pages

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