Irdens Exantus aux Francos : «c'est un rêve qui est sur le point de se réaliser»


Frédérique De Simone
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Le comédien et auteur-compositeur-interprète Irdens Exantus participera à ses toutes premières Francos le 17 juin prochain.
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Nous l’avons rencontré au lancement de la programmation du festival, plus tôt cette semaine.

Irdens, comment te sens-tu à l’approche de tes premières Francos ?
I.E. : Honnêtement, full fébrile. C’est comme un rêve de jeunesse qui est sur le point de se réaliser. Je suis super content de pouvoir concrétiser ce rêve-là, surtout que je n’aurais jamais pu penser que ça pouvait être possible cette année, vu mon horaire super chargé niveau acting.
Tu es présentement en bonne position aux Francouvertes, un concours qui a révélé, entre autres, Lou-Adriane Cassidy, Ariane Roy et Les Louanges. Tu y as atteint les finales, qui se tiendront le 11 mai, mais tu fais aussi partie de la distribution de la quotidienne Antigang. On peut assurément dire que c’est une grosse année pour toi, autant au niveau musical qu’au niveau du jeu. Comment conjugues-tu ces deux tableaux ?
I.E. : Énormément de discipline. Bien manger, bien dormir, pas d’alcool. Il faut vraiment être très discipliné et très professionnel. Je suis tellement choyé. Je fais les deux trucs que j’aime le plus au monde. Je m’arrange le plus possible pour que ça se puisse.
Est-ce que le fait de jouer dans une quotidienne, où le rythme de travail peut être très effréné, a eu un impact sur ta musique ou sur ta carrière de musicien ?
I.E. : Je ne sais pas si ça a un impact sur ma musique, mais ça a un impact sur moi. Ça m’amène à avoir une certaine rigueur et à me dire que là, par exemple, c’est un moment pour apprendre mes textes et là, c’est un moment pour créer de la musique. Je pense que la quotidienne en soi m’amène à avoir une drive, en fait.
Je pense qu’avant, j’attendais un peu que l’inspiration vienne à moi. Mais là, étant donné que j’ai trop de choses et que je ne peux pas nécessairement attendre qu’elle vienne à moi, je me dois de créer des moments pour écrire. Ça devient comme une nouvelle manière de créer l’inspiration.

Et pour ton premier spectacle aux Francos, que vas-tu proposer ?
I.E. : On est encore en train de penser à la formule. Ce sera assurément un show qui va ressembler à ce que j’ai fait aux Francouvertes. Mais c’est sûr que depuis mon concert de lancement, à l’automne, il y a quand même beaucoup de choses qui risquent d’être différentes. On est plus rodé, je me connais aussi plus sur scène en tant que musicien. D’ailleurs, je suis encore en train de me demander si je vais monter avec des instruments, parce que je joue du saxophone aussi.

Tu viens de le mentionner, tu as sorti ton EP Les Journées longues en novembre. Comptes-tu sortir du nouveau matériel prochainement ?
I.E. : C’est dans les plans, mais ça va se faire sur un long terme. Je suis en train d’y penser. Des idées commencent à émerger pour un futur album.
Qui est venu en premier, le musicien ou le comédien ?
I.E. : Définitivement le musicien. S’il n’y avait pas eu le musicien, je ne serais pas devenu comédien. La musique, pour moi, ce sont mes premiers contacts avec l’art. La musique, c’est l’interprétation, c’est la sensibilité. Je pense que ça m’a permis de comprendre un peu le langage de l’acting.
La musique a été une bonne école pour moi, pour m’aider à comprendre comment apporter des nuances et créer un personnage.
Irdens Exantus se produira au pub Brasseur de Montréal, coin Sainte-Catherine et Saint-Urbain, le 17 juin prochain.
Les Francos de Montréal se déroulent du 12 au 20 juin.