Ce jeune entrepreneur immobilier se lance dans un défi de course d’endurance entre Montréal et Québec
Jérémy Savoie affrontera un trajet de 300km dans la tempête et le froid


François-David Rouleau
Partager
Il y a plus d’un an que Jérémy Savoie, jeune entrepreneur immobilier et ultra-marathonien de seulement 21 ans, caresse l’idée un peu folle de relier Montréal à Québec à la course en plein hiver. C’est ce qu’il fera dès cet après-midi, alors que la neige et le froid glacial seront de la partie.
• À lire aussi: Une équipe montréalaise championne des Jeux de Dubaï
• À lire aussi: Cette équipe montréalaise a monté 160 étages en 32 minutes à Dubaï
Le coureur comptant bon nombre d’épreuves d’endurance à sa fiche partira du belvédère du parc du Mont-Royal en fin d’après-midi, vendredi, en direction de la Rive-Sud par le pont Champlain pour longer le fleuve jusqu’au pont Jacques-Cartier afin de gagner la Rive-Nord. Il empruntera ensuite la route 138 jusqu’à la capitale nationale. Il prévoit arriver au Château Frontenac en fin de journée dimanche.
Le dessin de son trajet s’étire sur 300 kilomètres, soit l’équivalent d’un peu plus de sept marathons consécutifs. Le jeune athlète estime arrêter son chrono entre 44 et 50 heures.
«C’est la distance parfaite, a rigolé en entrevue téléphonique avec Le Journal celui qui enchaîne les défis d’endurance depuis quelques années. Ma plus longue distance courue est de 255 km. J’ai donc augmenté.
«Courir durant près de 50 heures en plein hiver sera d’autant plus grandiose, a-t-il ajouté. Je sais que l’exploit a été réalisé durant l’été, mais il n’a jamais été documenté durant l’hiver.»

Conditions difficiles
Il ne s’attendait toutefois pas à se taper 300 km dans la tempête, près de 20 centimètres de neige, des vents soutenus et un mercure oscillant entre -8 degrés Celsius le jour et près de -25 degrés Celsius la nuit.
«Mon chrono final dépendra de plein de facteurs, dont le climat et les conditions routières. Si la chaussée est enneigée ou glacée, c’est fort différent, a-t-il expliqué en souhaitant un déneigement efficace. En courant très souvent au Québec, on s’habitue. Ce n’est pas vraiment un enjeu. Mais le faire sur une si longue distance, ce sera plus difficile, car dans la neige, chaque foulée nécessite plus d’énergie.»
À dire vrai, ce week-end de course, Savoie le cogite depuis décembre 2023 après une année à repousser ses limites dans divers défis, dont des ultramarathons. Mais en fondant son entreprise et à travers divers engagements et autres challenges d’endurance, il n’a pu le préparer adéquatement. Ce n’est qu’à Noël passé qu’il a décidé d’arrêter de procrastiner et de plancher sur son projet.
Pour les enfants
Savoie ne se rendra pas seulement à Québec pour ajouter l’exploit à sa liste. Il souhaite aussi amasser des fonds pour Enfant Soleil. Il vise 15 000$ et il remettra la totalité des dons à l’organisme. Au moment de discuter avec Le Journal cette semaine, il avait déjà amassé la moitié de la somme.
«C’est une fondation qui m’est chère. J’ai appris à la connaître lors de ma participation aux 24h de ski de Tremblant. J’ai vu l’impact de la cause. On oublie que des enfants sont malades et on tient souvent la santé pour acquise. Ce n’est pas tout le monde qui a la même chance.
«Les enfants malades traversent des épreuves plus grandes que cette course, des épreuves qui demandent une force et une résilience incroyables. Ce défi est une façon de leur rendre hommage et de leur apporter de l’espoir.
«En affrontant ces 300 km dans des conditions hivernales, je veux symboliser leur courage et leur détermination.»
Les dons sont acceptés sur le site web d’Enfant Soleil sous la campagne «Jérémy Savoie – La course hivernale Mtl-Qc» (https://enfantsoleil.fundkyapp.com/fr/jeremy-savoie-montreal-quebec).