Tous les résultats
Publicité

Cette équipe montréalaise a monté 160 étages en 32 minutes à Dubaï

L’équipe pilotée par l’athlète montréalais Samuel Hébert participe aux Jeux de Dubaï ce week-end en «s’échauffant» jusqu’au sommet du Burj Khalifa

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-02-19T17:47:40Z

Partager

Un «échauffement» de 160 étages et près de 3000 marches jusqu’au sommet du plus haut gratte-ciel du monde dans une épreuve bonus en prélude aux Jeux de Dubaï qui se mettent en branle ce week-end, aux Émirats arabes unis. C’est l’exploit qu’a accompli l’équipe canadienne, majoritairement composée de Québécois, ce matin.

• À lire aussi: 11 athlètes québécois qui ont bravé les plus folles épreuves au monde
• À lire aussi: «C’est quasi criminel d’avoir pensé à organiser une course là»: un exploit au Norseman et ses inclinaisons de 14 degrés
• À lire aussi: Les 25 épreuves extrêmes d’endurance parmi les plus folles au monde

Cinq des six membres de l’unique formation représentant l’unifolié ont monté le Burj Khalifa, structure emblématique dominant le paysage de la capitale du golfe Persique, en 32 minutes et six secondes.

Photo AFP
Photo AFP

À moins d’une minute de l’équipe gagnante venant du Colorado, ce chrono figure au sixième rang parmi les 50 formations ayant participé à ce défi hors norme. Chaque équipe représente une ville et un pays. Ainsi, la France, l’Allemagne et l’Espagne, par exemple, comptent plus d’une équipe. Celle du Canada est composée de cinq Québécois et un Albertain.

Publicité

Le «Burj Challenge» est décrit comme un véritable test d’endurance, de force et de stratégie en repoussant constamment les limites pour arriver à la dernière marche de la plus haute tour au monde.

«C’est intense. La chaleur dans la cage d’escalier augmente sans cesse jusqu’au sommet, car on est près de 250 athlètes à monter, a lâché le capitaine de l’équipe, Samuel Hébert, en entrevue téléphonique avec Le Journal peu de temps après l’ascension.

«La cage d’escalier n’a vraiment pas le même luxe que la tour, a-t-il enchaîné en plaisantant. C’est un bel effort collectif qui teste la stratégie, l’état d’esprit et la gestion des capacités de chacun des membres de l’équipe.»

La formation canadienne représentant Montréal aux Jeux de Dubaï 2025. COURTOISIE SAMUEL HÉBERT
La formation canadienne représentant Montréal aux Jeux de Dubaï 2025. COURTOISIE SAMUEL HÉBERT Courtoisie SAMUEL HÉBERT

Fous d’endurance

Justement, parlons-en, de la stratégie, car il ne suffit pas de monter 160 étages dans ce challenge disjoncté.

Les cinq membres d’une formation de six athlètes sont reliés les uns aux autres par une corde pour éviter qu’ils y soient passagers dans l’épreuve. Exit, donc, l’idée que l’un d’entre eux se la coule douce, comme sur un vélo en tandem, entre deux étages pour reprendre son souffle. Et comme si ce n’était pas suffisant, les hommes doivent porter une veste lestée de 10kg (22 livres) tandis que les femmes portent une charge de 7kg (15,4 livres).

Publicité

Ah oui, l’ordre de départ de chacun dans la cordée doit être respecté de bas en haut.

«On a placé Ryan [Atkins], un athlète professionnel des épreuves d’endurance, à l’avant comme notre locomotive. Il tirait William [Leroy] qui était poussé par Austin [Azar]. Et moi j’étais derrière à pousser Jessy [Bélanger], notre plus jeune coéquipier», a expliqué Hébert, un kinésiologue qui est aussi un véritable athlète d’endurance.

Pépin

Comme la majorité des défis ne vient pas sans obstacle ou pépin, la veste lestée de William a cédé sous la force et la pression, ce qui a forcé la cordée à s’arrêter près d’une minute pour trouver un moyen de réparer le tout.

C’est toutefois au 120e étage que l’équipe canadienne a heurté un mur. Les 10 derniers étages ont aussi été un quasi-supplice nécessitant une force mentale pour les cinq grimpeurs qui s’encourageaient sans relâche, selon le récit du capitaine.

«Les 40 premiers étages, ça allait bien. Rendu au 80e, tu te dis que tu n’es rendu qu’à la moitié. Il faut vraiment savoir gérer son énergie. L’effort est vraiment intense, a souligné Hébert.

«Mais une fois rendu en haut, le sourire revient rapidement. La vue sur la ville et l’eau est irréelle. On n’a vraiment pas mis de temps à enlever ces vestes-là! s’est-il exclamé en riant. On en a profité un peu et on est redescendu par le réseau d’ascenseurs en quelques minutes.»

Publicité
Le prélude

Cet exploit était en quelque sorte le début de leur aventure à Dubaï et l’occasion d’obtenir des points bonis au classement. La compétition commencera réellement ce week-end avec sept épreuves d’endurance en équipe comprenant trois obstacles chacune.

«L’ascension de la tour était une épreuve optionnelle. Plutôt que de rester sur le frein ou à l’arrêt en attendant le début de la compétition pour éviter de brûler de l’énergie, on a plutôt décidé de s’activer avec ça. C’était une sacrée bonne idée puisqu’on est gonflé à bloc pour la compétition», a expliqué Hébert.

La formation canadienne représentant Montréal aux Jeux de Dubaï 2025. Première rangée: Béatrice Moyen-Sylvestre, William Leroy, Jessy Bélanger. Deuxième rangée: Samuel Hébert, Austin Azar, Ryan Atkins. COURTOISIE SAMUEL HÉBERT
La formation canadienne représentant Montréal aux Jeux de Dubaï 2025. Première rangée: Béatrice Moyen-Sylvestre, William Leroy, Jessy Bélanger. Deuxième rangée: Samuel Hébert, Austin Azar, Ryan Atkins. COURTOISIE SAMUEL HÉBERT Courtoisie SAMUEL HÉBERT

Pour «décompresser» après s’être tapé 160 étages en matinée, il a couru un petit 10 kilomètres sous le soleil de Dubaï. Au moment de jaser avec Le Journal, il ne savait pas tout à fait ce qui l’ennuyait le plus: la douleur dans ses jambes ou le coup de soleil durant son jogging...!

Les Jeux de Dubaï sont retransmis sur la plate-forme YouTube au www.youtube.com/@DubaiGames

Les membres de l’équipe canadienne représentant Montréal

Samuel Hébert, Montréal, 33 ans, kinésiologue et athlète hybride

Courtoisie ISABELLE LAREAULT
Courtoisie ISABELLE LAREAULT

Publicité

William Leroy, Mont-Tremblant, 26 ans, professeur d’éducation physique

Courtoisie ISABELLE LAREAULT
Courtoisie ISABELLE LAREAULT

Béatrice Moyen-Sylvestre, Montréal, 31 ans, directrice qualité

Courtoisie ISABELLE LAREAULT
Courtoisie ISABELLE LAREAULT

Austin Azar, Calgary, 32 ans, ingénieur

Courtoisie ISABELLE LAREAULT
Courtoisie ISABELLE LAREAULT

Ryan Atkins, Sutton, 37 ans, ingénieur et athlète professionnel

Courtoisie ISABELLE LAREAULT
Courtoisie ISABELLE LAREAULT

Jessy Bélanger, Bromont, 19 ans, pompier et champion professionnel de Ninja Warrior

Courtoisie ISABELLE LAREAULT
Courtoisie ISABELLE LAREAULT

Le gratte-ciel du Burj Khalifa en bref

Unsplash
Unsplash

À Dubaï, aux Émirats arabes unis

Hauteur de 828 mètres – plus haute tour au monde

160 étages

2909 marches

Plus de 26 000 vitres, plus de 4000 tonnes d’acier

Ouverture en janvier 2010

Résidences, hôtels, restaurants, commerces, salle de spectacle

Publicité
Publicité