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Catherine Bérubé fait une mise à jour sur la santé de son conjoint

Alicia Bélanger-Bolduc

2026-03-20T10:00:00Z

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Catherine Bérubé est connue pour son rôle de Pénélope dans la populaire série Alertes, mais elle a rejoint plusieurs productions au cours des derniers mois, dont celle du long métrage Hair of the Bear, où elle fait une apparition. Entre son rôle de mère, d’actrice et maintenant les rénovations de sa nouvelle maison, on peut dire que l’année 2026 s’annonce encore assez chargée pour elle.

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Parle-moi du projet bilingue Hair of the Bear, où tu fais une apparition.

Je joue la maman de la jeune Tori, qui vit avec des troubles d’anxiété qui l’ont amenée à arrêter d’aller à l’école. Sa mère est à bout de ressources et décide de l’amener chez son grand-père, qui habite dans le bois, pour prendre du recul. Tori va devoir faire face à ses peurs intérieures et extérieures lorsqu’elle se retrouvera devant deux hommes qui n’ont pas de bonnes intentions. C’est une sorte de quête de grandeur.

Tu apparais au début du film, donc tu n’as pas été de l’intégralité du projet, mais comment as-tu vécu le tournage, qui se déroulait en majorité à l’extérieur l’hiver ?

J’y ai été deux jours, et le premier comprenait une scène d’auto où on était au chaud, donc rien d’alarmant. La deuxième scène était celle où je dépose ma fille chez son grand-père, et celle-là a été plus difficile. On tournait de nuit et il faisait très froid. On allait se réchauffer dans les cabines entre les prises, mais je n’imagine même pas comment Roy Dupuis, Robert Naylor et Malia Baker ont fait pour survivre à ce genre de tournage. C’était assez comique puisque, lors de cette scène extérieure, on a enfermé les clés à l’intérieur de la voiture, ce qui a ralenti tout le processus, le temps qu’on trouve une solution.

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Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

Les paysages sont magnifiques. Dans quel coin avez-vous tourné ?

Au lac du Bonnet, au Manitoba. J’ai dû prendre l’avion jusqu’à Winnipeg et on m’a amenée jusqu’à ce site pour tourner. Le projet est majoritairement filmé en anglais, mais plusieurs Québécois étaient présents dans la distribution. Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu’un des réalisateurs et scénaristes, Alexandre Trudeau, parle les deux langues   ; il doit y avoir un certain sentiment d’appartenance. Nous avons fait la même chose, mon conjoint et moi, pour notre film Snow Angel, qu’on a tourné en Gaspésie.

Est-ce important pour toi, après avoir étudié dans cette langue, de continuer à faire des projets en anglais ?

Après mes études à Dawson, mon premier agent était anglophone et je travaillais uniquement dans cette langue. C’est moi qui ai fait des démarches, après quelque temps, pour jouer en français. C’était ma langue maternelle et j’habitais à Montréal, donc pour moi, c’était important. Quand j’ai gagné un ACTRA Award pour Snow Angel, j’ai revu ma petite communauté et tous les gens que je connais depuis mes tout débuts. Il n’y a pas vraiment de gros projets, et je respecte beaucoup ceux qui décident de se consacrer à ce métier dans la ville de Montréal. J’ai ressenti à ce moment un grand sentiment d’appartenance avec la communauté artistique anglophone de Montréal. C’est encore super important pour moi de jouer en anglais quand je le peux. J’ai aussi commencé à faire du doublage en anglais et ça me fait un bien incroyable.

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Comment c’était de jouer avec Roy Dupuis et la jeune Malia Baker ?

Je n’avais jamais joué avec Roy, mais c’est un homme super gentil, respectueux et professionnel. Au moment où tu joues avec lui, il s’ouvre et la relation est facile. Avec Malia, on a passé deux jours ensemble, logées au même endroit. On ne s’est pas vues énormément, puisque je n’avais pas beaucoup de scènes, mais sa mère était aussi présente et les deux sont très gentilles, ouvertes et généreuses. Malia était mature et professionnelle, et j’ai eu beaucoup de plaisir à tourner avec elle.

Le film parle d’anxiété. Est-ce que c’est un sujet qui te rejoint ?

C’est tellement universel. Malheureusement, c’est quelque chose que beaucoup vivent, et je ne fais pas exception. J’ai eu des crises d’anxiété paralysantes à l’adolescence. Ça ne m’a pas empêchée d’aller à l’école, comme le personnage de Tori, mais quand j’étais au cégep, j’ai appelé quelques fois ma mère pour qu’elle vienne me chercher puisque je n’allais vraiment pas bien. Je me suis battue pour passer au travers, mais ça se développait toujours autour de différents types de peurs. Avec les années, notamment à la naissance de ma première fille, j’ai eu un gros relent d’anxiété. Devenir mère est un gros changement et ça venait me déstabiliser, au point où je sentais que je perdais ma liberté.

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Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

En tant que mère de deux filles, comment navigues-tu à travers les gros enjeux avec elles ?

De façon tellement imparfaite ! Mon plus gros défi est d’apprendre à m’améliorer tous les jours et d’essayer de prendre les meilleures décisions possibles. Ce n’est vraiment pas évident, parce qu’on veut le meilleur pour ses enfants, mais, avec le temps, on se rend aussi compte de nos limites. Je trouve que ce qui est plus difficile, c’est de me confronter à mes limites et d’avoir l’impression, des fois, que je ne suis pas dans une position pour donner ce qu’il y a de mieux à mon enfant. C’est une prise de conscience de mes limites par rapport à ce que je veux donner. Je vais continuer à apprendre à me connaître avec mes filles. Dans le film, mon personnage est une mère de famille monoparentale, mais j’ai la chance d’avoir un conjoint génial sur qui je peux m’appuyer.

Ton conjoint, Gabriel Allard, a vécu des moments difficiles l’année dernière sur le plan de sa santé. Comment va-t-il en ce moment ?

Il va très bien. Il n’a pas arrêté de courir et ça lui fait du bien. Il s’est remis rapidement au sport après son opération. Il s’améliore de jour en jour et prend du mieux. Ça va également bien au travail, donc on est très heureux.

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Comment tes filles ont-elles vécu ce moment ? Elles sont jeunes pour tout comprendre.

Ma plus jeune, Florence, est bien drôle. Elle va souvent demander de voir le « bobo de papa », puisqu’il en a gardé une grosse cicatrice. Elle est très candide et ne comprend évidemment pas bien tout ce qui s’est passé      ; elle aura bientôt trois ans. Ma grande, Marie-Jane, s’en est remise assez rapidement. Le plus dur a été l’anticipation, je crois. Après l’opération, il est revenu à sa routine assez rapidement, ce qui a aidé tout le monde.

Tu as décrit ton année 2025 comme une des plus chargées et belles de ta vie. Comment dirais-tu que 2026 s’amorce ?

Ça ne sera pas la même année. Même si les choses bougent, elle s’annonce plus tranquille et ça ne me déplaît pas. On a pris possession de notre nouvelle maison en février et on est en pleines rénovations. Même si je travaille moins, je suis pas mal occupée avec tout ça. On sera prêts à déménager fin mars. On a refait toute la cuisine et on est dans la salle de bains en ce moment. On louait une maison à Léry, mais celle-ci est à Châteauguay, pour se rapprocher de l’école de Marie-Jane. Sinon, je renoue avec le doublage et j’aime beaucoup ça.

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Que vivra Pénélope pour cette deuxième partie de saison dans Alertes?

La préparation du mariage prend beaucoup de place. On parle de gâteau et de robe, on est loin des sujets lourds des enquêtes. C’est ce qui est plaisant avec elle et Dominic : on a des moments légers à travers tout ce drame. Pénélope n’est jamais trop dans ces moments-là     ; je ne suis pas dans l’action directe et les grosses révélations. J’arrive plutôt après, pour accueillir les victimes et décanter le tout avec elles. J’ai encore beaucoup de plaisir dans cette production.

Sinon, où pourra-t-on te voir prochainement ?

La série Annie & Joey sera disponible en avril, et une autre série dont je fais partie a été renouvelée pour une autre saison, donc on entamera les tournages prochainement. Sinon, le film Invisibles de Juna Chif devrait sortir en salle à la mi-mars.

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