20 ans plus tard, Catherine Bérubé se remémore son premier rôle troublant dans une série américaine
Regardez «Double jeu» sur Crave

Alicia Bélanger-Bolduc
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Catherine Bérubé, qui a 21 ans de carrière derrière elle, ne cesse de captiver le public dans la série à succès Alertes. Et comme si son agenda déjà chargé ne suffisait pas, elle se réinvente en rejoignant la nouvelle distribution de la comédie policière Double jeu.
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Tu apparais dans la série Double jeu. Parle-moi un peu de ton personnage...
J’incarne Joanie, la conjointe d’Adam (Rachid Badouri). Elle est profondément amoureuse de lui, mais elle apprécierait qu’il décroche un emploi plus stable pour l’aider à payer les factures. C’est une femme ambitieuse et carriériste, une petite germaine attachante. Au fil de la série, on en apprendra davantage sur elle et sur sa fille, interprétée par Nayla, la fille aînée de Rachid !
Tu faisais donc partie de leur dynamique familiale ! Comment ont été les tournages ?
Nayla était très bonne, elle suivait bien les directives. J’ai beaucoup aimé travailler avec elle. Le fait qu’on ait eu autant de liberté sur les textes a vraiment apporté une belle fraîcheur et nous a gardés sur le qui-vive. Ça a rendu la série encore plus drôle, selon moi.
Tu as toi-même deux filles, comment vont-elles ?
Ma plus grande, Marie-Jane, a neuf ans, mon bébé, Florence, qui va avoir deux ans en avril, commence à parler ! Elles ont une très belle dynamique. Elles aiment jouer ensemble malgré leur différence d’âge. Elles ont toutes les deux du caractère. Donc, il arrive qu’elles aient quelques chicanes, mais rien de trop compliqué. (rires)
Est-ce que Marie-Jane comprend ce que tu fais dans la vie ?
Je ne joue pas des rôles dans des émissions très écoutées par les jeunes. Mais parfois, ses amis de l’école me reconnaissent, grâce surtout à mon personnage dans Survivre à ses enfants. Quelques-uns m’ont parlé d’Alertes, et j’en ai été très surprise ! (rires)
On te voit à l’écran dans deux séries policières, mais complètement différentes. Comment as-tu jonglé avec les deux projets ?
J’ai beaucoup de plaisir à jouer dans les deux séries, mais mes personnages sont totalement à l’opposé. Dans Alertes, Pénélope est une psychocriminologue qui doit garder son sérieux au travail, tandis que dans Double jeu, on est dans du « gros niaiseux bonbon » qui nous fait du bien. Il y a eu quelques semaines où j’ai dû tourner des scènes dans les deux projets en même temps, ce qui a été éprouvant. Comme je n’apparais pas dans tous les épisodes d’Alertes, mon horaire est moins chargé que celui de certains de mes collègues.
Après avoir été sur Crave, In Memoriam se retrouve à la télévision. Comment a été ton expérience sur ce plateau ?
Nous avons tourné le scénario en majorité dans l’ordre chronologique, ce qui m’a permis de bien comprendre mon rôle et de l’analyser. J’ai eu le temps de parler avec l’équipe de l’arc de mon personnage que j’avais divisé en quatre phases. Sur le plateau, le réalisateur me suivait dans le développement de mon personnage. Ç’a été un beau travail de groupe.
Tu as célébré 20 ans de carrière en 2024. Tu as décroché ton premier rôle dans une série assez difficile. As-tu compris rapidement à te dissocier de tes personnages ?
J’ai joué dans Human Trafficking, une série américaine à laquelle beaucoup d’acteurs québécois participaient. J’ai pu y rencontrer Laurence Leboeuf et partager l’écran avec Donald Sutherland. Je suis arrivée terrorisée sur place : je ne savais pas où aller ni à qui parler ! (rires) En plus de ça, j’interprétais deux sœurs jumelles de 14 ans, dont une qui était prise dans l’esclavage sexuel. J’avais donc des scènes très intenses et émotives alors que j’étais déjà si stressée à l’idée de jouer ce premier rôle. À ce moment-là, je n’avais pas encore compris comment prendre du recul. Je me contentais de réciter mes répliques simplement. Je crois que j’étais aussi terrifiée que mon personnage, ce qui, finalement, a plutôt bien fonctionné ! (rires)