Carré d’as de la LHJMQ: une longue guerre acharnée entre l’Armada et les Wildcats
Deux des meilleures unités offensives et défensives s’affrontent en demi-finale


François-David Rouleau
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Le but gagnant de l’Armada en quatrième période de prolongation en lever de rideau de la demi-finale de la LHJMQ indique bien l’allure de la confrontation face aux Wildcats de Moncton. C’est le choc de deux titans qui ont connu un parcours bien différent en saison régulière et en séries éliminatoires.
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« On en parlait aux gars avant le match en leur disant qu’on s’attendait à une longue série qui peut s’étirer jusqu’au septième match. On s’était dits prêts à ça, mais on ne pensait vraiment pas à jouer sept périodes de hockey dès le premier match », a raconté l’entraîneur-chef de l’Armada de Blainville-Boisbriand, Alexandre Jacques, en entrevue téléphonique avec Le Journal, vendredi matin.
Quelques heures plus tôt, sa troupe était revenue de l’arrière par deux buts face à l’une des meilleures formations défensives cette saison ainsi qu’au meilleur gardien du circuit en saison régulière, Rudy Guimond. Elle a couronné cette remontée avec un but après 127 minutes de jeu, passé minuit au Centre Avenir de Moncton à moitié vide vu l’heure.

Ce marathon est devenu le cinquième plus long de l’histoire de la ligue alors que celui de 1999, entre les Olympiques de Hull et les Tigres de Victoriaville, long de 146 minuits et 31 secondes, reste au sommet des records.
Guerre de tranchées
Dans le carré d’as, ce duel entre Blainville-Boisbriand et Moncton promet de retenir l’attention durant les 10 prochains jours, car il met en relief les meilleures brigades offensives et défensives du circuit en plus des meilleures unités spéciales et des meilleurs gardiens.
De plus, il oppose de gros canons, tels Justin Carbonneau et Xavier Villeneuve, à Caleb Desnoyers et la productive recrue Tommy Bleyl, pour ne nommer que ceux-là.
« Sur papier, il y a de bons joueurs des deux côtés. Sur la glace, il y a beaucoup de vitesse et de finition, a analysé Jacques, qui avait vu les siens perdre les deux matchs de saison régulière aux griffes des Wildcats. Il y a des francs-tireurs, d’excellents défenseurs, deux gardiens en lice pour le titre de l’année, de la robustesse et de la maturité. »

Toutefois, il estime que sa bande a affronté plus d’adversité que les rivaux des Maritimes. Avec les nombreuses blessures, l’Armada a affiché son alignement complet uniquement en première ronde des séries face aux Tigres, qu’il a battus en quatre matchs. De leur côté, les Wildcats ont balayé leurs deux rivaux de Saint-Jean et Val-d’Or sans grande difficulté.
L’Armada leur a infligé leur premier revers en 18 matchs.
Un routier connu
Par son passage derrière le banc des Stingers de Concordia, Jacques connaît son adversaire qui a dirigé pendant près de 25 ans les Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick, Gardiner MacDougall.
Les « Cats » appliquent la recette des Reds. « Il veut une éthique de travail irréprochable. Il applique un plan de jeu structuré. C’est une équipe très rapide en sortie de zone et dans les jeux de transition et qui aime attaquer par le centre de la glace », a analysé l’instructeur.
À l’image de la séquence ayant mené au but victorieux dans l’éreintant premier match, jeudi soir, ce sera un jeu de pouces et de détails « pour l’équipe prête à donner le coup de patin d’extra en coupant la route de l’adversaire », selon Jacques.
« Ça reviendra à l’équipe qui sera la plus concentrée à bien gérer la rondelle pour ne pas créer le revirement qui fera mal. Ça devrait être une bonne série. »