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Carey Price, l’homme au cœur tranquille, et Patrice Bergeron, celui qui ne rêvait pas d’être une vedette: deux intronisations au Temple de la renommée dignes d’un conte pour enfants

Ceux qui sont déjà passés par là le savent, quand on est un jeune parent, tout devient prétexte à transformer en conte pour vos enfants

Un jeune Carey Price montrant ses trophées, à gauche. À droite, Patrice Bergeron quand il portait les couleurs du Titan d’Acadie-Barthurst. À cette époque, ils étaient loin de se douter que le Temple de la renommée leur ouvrirait un jour ses portes.
Un jeune Carey Price montrant ses trophées, à gauche. À droite, Patrice Bergeron quand il portait les couleurs du Titan d’Acadie-Barthurst. À cette époque, ils étaient loin de se douter que le Temple de la renommée leur ouvrirait un jour ses portes. Photomontage, photo fournie par Ford et d'archives
Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet
2026-06-23T10:00:00Z

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Ceux qui sont déjà passés par là le savent, quand on est un jeune parent, tout devient prétexte à transformer en conte pour vos enfants. Voici donc deux nouvelles histoires, si vous en avez soupé du livre Une patate à vélo, dont je dois saluer l’immense succès. Si vous avez encore votre cœur d’enfant, vous y trouverez votre compte aussi.

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L’homme au cœur tranquille au milieu des tempêtes

Il était une fois un petit garçon nommé Carey qui vivait dans un village d’environ 1500 habitants, au nord de Vancouver.

Carey adorait le hockey. Son papa aussi. D’ailleurs, celui-ci avait déjà été repêché comme gardien de but dans la LNH. C’est exactement ce que le petit Carey rêvait de devenir.

Son père lui enseignait les rudiments du métier sur un lac gelé. Mais pour progresser, il devait parcourir cinq heures de route jusqu’à l’aréna le plus près. Après des mois de voyages interminables, son père a pris une décision spectaculaire : il a acheté un petit avion pour transporter son fils.

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Partout où il passait, Carey s’imposait comme le meilleur. Au point où le Canadien l’a choisi en première ronde du repêchage.

À Montréal, plusieurs voient rapidement en lui celui qui ramènera les beaux jours du Canadien. Mais il arrive à une époque où les partisans sont affamés de héros.

La pression est énorme. Certains regrettent même que l’équipe ait conservé Price plutôt que Jaroslav Halak. Chaque erreur est analysée. Chaque défaite grossie.

Pourtant, Carey tient bon.

Au fil des années, il devient le meilleur gardien de la planète. Il remporte les trophées remis au meilleur gardien et au joueur le plus utile de la LNH.

Toujours présent

Quand les matchs deviennent les plus importants, son cœur tranquille répond toujours présent. En séries éliminatoires, il arrête en moyenne 92 tirs sur 100. Aux Jeux olympiques, il mène le Canada à la médaille d’or.

Vu de l’extérieur, il semble calme, imperturbable, presque surhumain. Mais comme tout le monde, Carey doit composer avec les doutes, les attentes et les blessures.

Puis, alors que plusieurs croient ses meilleures années derrière lui, il accomplit un dernier exploit. Presque à lui seul, il conduit une équipe pourtant ordinaire jusqu’à la finale de la Coupe Stanley.

Dans la vie, tu peux être destiné à devenir le meilleur. Tu peux être prometteur. Mais une promesse n’a de valeur que lorsqu’elle est tenue.

Elle était lourde, cette promesse. Surtout à Montréal.

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Carey l’a tenue.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, son nom est gravé parmi les légendes du Temple de la renommée.

Celui qui voulait gagner, pas briller

Il était une fois un petit garçon nommé Patrice qui a grandi dans la merveilleuse région de Québec.

Comme beaucoup d’enfants, il rêvait de jouer dans la LNH.

Mais il ne patinait pas très vite. Il n’avait pas un tir foudroyant. Il n’était pas le plus grand, loin de là. Il ne menait pas dans la colonne des pointeurs.

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Malgré ses lacunes, il y avait quelque chose de spécial avec Patrice, il ne rêvait pas d’être la vedette ou de marquer le but gagnant.

Patrice pensait à une chose : gagner. Tout ce qu’il faisait, c’était pour aider son équipe à gagner.

C’est difficile à voir pour les dépisteurs, mais Daniel Doré, Jeff Gorton et Nick Bobrov, des Bruins, ont vu quelque chose que 29 autres équipes n’ont pas vu avec ce jeune Patrice qui jouait en Acadie dans le hockey junior.

Bien plus que des étoiles

L’année suivante, Patrice était déjà dans la LNH, car il avait compris une chose : pour gagner, une équipe a besoin de bien plus que des étoiles.

Elle a besoin de joueurs prêts à accomplir le travail que personne ne remarque.

Il bloquait des tirs. Il remportait les mises au jeu importantes. Il s’assurait qu’aucun adversaire ne soit en position pour marquer. Quand quelque chose devait être fait pour aider son équipe, il le faisait, même si personne n’allait en parler le lendemain.

Les années ont passé, Patrice s’est amélioré et tout le monde a commencé à réaliser quelque chose.

Patrice était devenu l’un des meilleurs joueurs au monde. Parce qu’il voulait faire gagner son club.

Dans la vie, plusieurs veulent être remarqués.

Pas Patrice, qui a finalement brillé quand c’est ce qu’il a toujours évité.

Et il a tellement brillé qu’il mérite d’être au Temple de la renommée.

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