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Carabins: un départ canon pour le successeur de Jonathan Sénécal

Photo James Hajjar
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-09-10T21:07:39Z

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Impliqué dans une bataille pour la succession de Jonathan Sénécal en début de saison, le quart-arrière Jose Alejandro Pepe Gonzalez Garza n’a pas mis de temps à s’imposer comme le pivot numéro un des Carabins de l’Université de Montréal.

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En seulement deux parties où il a partagé le travail avec le vétéran Rakim Canal-Charles, la recrue que tous appellent Pepe Gonzalez a lancé six passes de touché et amassé 474 verges.

«Parce que je suis bien entouré, je gagne en confiance à chaque semaine, a souligné le produit des Phénix d’André-Grasset. Les vétérans connaissent le système et nous sommes tous sur la même page.»

Pepe Gonzalez s’est rapidement imposé comme le numéro un. «J’ai choisi les Carabins parce que le poste de partant était ouvert avec le départ de Jonathan Sénécal, a-t-il expliqué. Une fois que je me suis engagé, c’était à moi d’aller le chercher. Je l’ai fait et je ne suis pas nécessairement surpris.»

Est-ce qu’il ressent de la pression à l’idée de succéder à Sénécal qui a remporté le trophée Hec Crighton décerné au joueur par excellence au pays et mené les Bleus à la conquête de la coupe Vanier en 2023?

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«Il n’y a pas de pression, a-t-il assuré. J’ai joué comme quart-arrière toute ma vie. Je joue dans mon style. Je suis confiant en mes moyens et les entraîneurs me font confiance. C’est normal qu’il y ait des comparaisons parce que nous avons un style semblable et qu’on porte le même numéro [12], mais ça ne me dérange pas.»

Des fleurs pour sa ligne offensive et ses receveurs

Pepe Gonzalez donne crédit aux gros bonhommes qui le protègent ainsi qu’aux receveurs. «C’est grâce à mes coéquipiers si je brille, a-t-il résumé. Quand je parle à des amis, ils me disent que ce n’est pas normal que je n’aie été victime d’aucun sac en deux parties. La ligne offensive a fait de la magie depuis le début de la saison. Les gars sont très violents, veulent cogner et réussir des jeux explosifs. C’est merveilleux.»

Photo James Hajjar
Photo James Hajjar

Il est particulièrement élogieux à l’égard de son bloqueur à gauche Jean-Darius Nendou qui lui aussi effectue ses premiers pas sur la scène universitaire. «C’est un monstre, a-t-il illustré. Il s’est engagé après moi et j’étais tellement content quand il a pris sa décision. J’ai joué avec lui avec l’équipe canadienne en 2023 et il a fait une grosse différence.»

Le pivot des Bleus ne se gêne pas pour lancer dans les zones profondes et viser les ailiers espacés Enrique Jaimes Leclair et Hassane Dosso. «En raison de leur vitesse, ils créent de la séparation, a-t-il souligné. Ça me permet de lancer dans les zones profondes.»

Vendredi au CEPSUM, le quart-arrière de première année découvrira l’intensité de la rivalité avec le Rouge et Or de l’Université Laval. «Un vendredi soir devant nos partisans dans un stade rempli, j’ai très hâte, a-t-il mentionné. Je sens l’énergie depuis le début de la semaine et je n’ai jamais vécu ça dans le passé. On sent que ce n’est pas une semaine normale.»

Doté d’un grand calme pour son âge, Pepe Gonzalez devra toutefois composer avec une pression accrue du front défensif adverse. «On se prépare pour les différents blitz de Laval et à reconnaître les situations de pression, a-t-il expliqué. C’est un défi, mais il n’y a aucun doute qu’on peut gérer la situation.»

La chaîne TVA Sports diffusera le match Carabins-Rouge et Or vendredi à 19h.

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